Affaire ASER-AEE Power EPC : À l'Assemblée nationale, Thierno Alassane Sall fustige « la passivité de la justice sénégalaise »

POLITIQUE
Vendredi 26 Juin 2026

Nouveau coup de gueule au sein de l'hémicycle. Le député Thierno Alassane Sall (TAS) a profité de la séance plénière de ce matin à l’Assemblée nationale pour dénoncer vigoureusement l’inertie des autorités judiciaires sénégalaises dans le dossier hautement sensible ASER-AEE Power EPC, portant sur le projet d’électrification rurale de 37 milliards de francs CFA.

Le parlementaire a exprimé sa profonde indignation face au décalage de traitement de cette affaire.

Il juge ainsi inadmissible et paradoxal que la justice espagnole se soit déjà saisie du dossier à l'échelle internationale, alors qu'absolument aucune procédure locale n'a encore été enclenchée au Sénégal pour faire la lumière sur la gestion de ces fonds publics et établir les responsabilités.

 
Une interpellation au cœur du vote de la convention Sénégal-Gambie  

Cette sortie au vitriol est intervenue à l’occasion d’un examen législatif pourtant éloigné du dossier. Les parlementaires étaient réunis pour l'examen et le vote du projet de loi n°12/2026, texte qui autorise le président de la République à ratifier la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale signée entre les gouvernements du Sénégal et de la Gambie depuis le 12 mars 2020 à Dakar.
 

Saisissant ce cadre dédié à la coopération internationale, le leader de la République des Valeurs a formellement interpellé le gouvernement :
 

« Il est paradoxal que le Sénégal cherche à coopérer judiciairement avec d’autres États alors qu'il se montre incapable d'instruire ses propres dossiers sensibles à l'échelle nationale. »


Pour Thierno Alassane Sall, l'urgence est désormais d'activer les leviers de la justice nationale pour éviter que la souveraineté judiciaire du pays ne soit discréditée par les initiatives de tribunaux étrangers.
 

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