Discret mais influent, Serigne Moustapha Sy Al Amine est présenté par l’Agence de presse sénégalaise comme une figure centrale dans l’organisation de la vie religieuse à Tivaouane, inscrit dans la continuité de l’héritage de la famille Sy.
Ses soutiens mettent également en avant son rôle d’acteur socio-économique, notamment dans l’agriculture, argument mobilisé pour dénoncer ce qu’ils qualifient de campagne de dénigrement.
Ses soutiens, regroupés au sein du collectif “Ndiabotu”, dénoncent des montages et propos diffamatoires et annoncent des poursuites judiciaires contre les auteurs présumés.
Que reproche-t-on a Serigne Moustapha Sy Al Amine.
Des “propos” qui lui seraient attribués sont présentés comme choquants ou offensants, mais que ses soutiens décrivent comme des citations sorties du contexte ou altérées. Dans la séquence la plus tendue, il est aussi question d’insultes visant sa personne et son ascendance, que ses soutiens qualifient d’atteintes à l’honneur et à la dignité.
Une “campagne de dénigrement” dénoncée par ses soutiens Lors d’un point de presse à Dakar, le collectif affirme que le guide religieux ferait l’objet d’attaques répétées, alimentées par des publications jugées mensongères, parfois accompagnées de vidéos “tronquées” ou sorties de leur contexte. Le collectif dit avoir commencé à rassembler des éléments (captures, preuves numériques) en vue d’identifier les comptes et personnes à l’origine des contenus incriminés.
Dans cette riposte, les proches de Serigne Moustapha Sy Al Amine mettent aussi en avant ses activités socio-économiques, notamment dans l’agriculture, en rejetant des accusations de “travail gratuit” ou d’exploitation, et assurant que les travailleurs seraient rémunérés. Une réaction politique au nom de la cohésion sociale Au-delà de la sphère religieuse, l’affaire a pris une dimension politique : le maire Alioune Sarr a appelé à une condamnation ferme de propos jugés “insultants et irrévérencieux”, estimant qu’aucune divergence politique ne doit conduire à s’en prendre aux autorités religieuses, perçues comme des piliers de la cohésion nationale.
Si le collectif formalise une procédure, l’enjeu principal sera la preuve : identification des comptes, traçabilité des publications, et détermination d’une éventuelle intention de nuire. En attendant, le débat se cristallise déjà sur une ligne sensible : liberté d’expression d’un côté, protection de l’honneur et de la dignité de l’autre.