Aïssatou Sophie Gladima : L'ancienne ministre libérée de son bracelet électronique, son procès renvoyé

JUSTICE
Mercredi 22 Juillet 2026

Coup de théâtre dans le très suivi dossier judiciaire impliquant l'ancienne ministre des Mines, Aïssatou Sophie Gladima. Cette dernière vient de se voir retirer son bracelet électronique, recouvrant ainsi sa liberté de mouvement, selon les informations confirmées par l'un de ses avocats.


>L'ancienne membre du gouvernement franchit une nouvelle étape décisive dans la procédure qui la vise. Le retrait de son dispositif de surveillance électronique marque un allègement majeur de ses conditions de contrôle, lui permettant de circuler à nouveau librement après une période de restriction stricte. Cette mesure, notifiée à la défense, vient redessiner les contours de son attente avant sa comparution définitive.
Le procès devant la Haute Cour de justice mis en pause

Si la contrainte physique est levée, le volet judiciaire, lui, connaît un coup d'arrêt temporaire. Le procès d'Aïssatou Sophie Gladima devant la Haute Cour de justice ne se tiendra pas dans l'immédiat. En effet, les audiences ont été officiellement renvoyées à une date ultérieure en raison du calendrier judiciaire.

La juridiction observe une période de suspension des audiences, avec la trêve est fixée du 1er août au 31 octobre 2026.

Le dossier ne sera rouvert qu'à la reprise officielle des activités des tribunaux, repoussant de facto la suite de la procédure au mois de novembre.

Cette affaire de premier plan restera donc en suspens pendant les trois prochains mois, offrant un répit à l'ancienne ministre avant la reprise des hostilités juridiques devant la Haute juridiction.

 
L’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, a été placée sous mandat de dépôt le 21 mai 2025 par la Commission d’instruction de la Haute Cour de Justice. Cette mesure intervient à l’issue de son audition dans le cadre des enquêtes relatives à la gestion des fonds de riposte contre la pandémie de Covid-19.

Mme Gladima est poursuivie pour un préjudice provisoirement estimé à 193,07 millions de FCFA. Elle fait face à plusieurs chefs d’accusation : association de malfaiteurs, détournement et escroquerie portant sur des deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité. Elle est notamment mise en cause dans l'utilisation d’un milliard de FCFA destiné à différents projets, dont un centre gravimétrique à Kédougou qui n’a jamais vu le jour malgré le déblocage partiel des fonds.


Ingénieure géologue de formation, Aïssatou Sophie Gladima est également maire de Joal-Fadiouth et enseignante-chercheuse à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Elle est active dans plusieurs instances scientifiques et environnementales : présidente de la Société géologique du Sénégal, membre du bureau de l’Association africaine des femmes en géosciences (AAWG), et ancienne conseillère pour l’Afrique de l’Ouest à la Geological Society of Africa.