Alors que les initiatives d'enquêtes parlementaires se multiplient à l'Assemblée nationale, l'ancienne Première ministre et leader du mouvement Mimi2024 / Kiiraay, Aminata Touré, est montée au créneau pour clarifier les rôles institutionnels. Réaffirmant son attachement et celui du président Bassirou Diomaye Faye aux principes de transparence, elle a fermement invité les députés à ne pas confondre contrôle politique et audit financier, appelant à saisir exclusivement la Cour des Comptes et l'Inspection Générale d'État (IGE).
« La vérification financière est un métier » : Une mise en garde contre le populisme
Dans une prise de parole incisive, Aminata Touré a dénoncé ce qu'elle qualifie de « manœuvres et manipulations politiciennes » risquant de dévoyer les principes républicains cardinaux de bonne gouvernance. Pour l’ancienne gardienne des Sceaux, le contrôle de la gestion des deniers publics obéit à des règles techniques strictes que le Parlement ne peut improviser.
« Les députés de l’Assemblée nationale ne sauraient s’arroger les prérogatives de la Cour des comptes et de l’Inspection Générale d’État ; ils n’en ont absolument pas les attributions juridiques, encore moins les compétences techniques. La vérification financière c’est un métier qui requiert des capacités spécifiques suite à de longues études, ce n’est pas du populisme », a-t-elle martelé.
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Une exigence de neutralité et l'évocation du « fonds Jaam de la Casamance »
Tout en défendant l'orthodoxie institutionnelle, Mimi Touré ne plaide aucunement pour le renoncement aux audits ou pour l'impunité. Elle préconise un transfert systématique et rigoureux de l'ensemble des affaires polémiques aux corps de contrôle spécialisés de l'État.
Parmi les dossiers devant faire l'objet d'une expertise indépendante, elle cite explicitement :
Le « fonds Jaam de la Casamance' est le dossier financier sensible dont elle demande l'instruction complète par la Cour des Comptes et l'IGE. Selon elle, l'ensemble des dossiers financiers sous controverse doivent etre confie aux magistrats financiers.
« Que chacun reste à sa place » : Un rappel à l'ordre institutionnel
En concluant par un appel au respect strict des compétences de chaque pouvoir, « Que chacun reste à sa place et la République ne s’en portera que mieux » , Aminata Touré remet au centre du jeu le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs.
Cette sortie intervient dans un climat politique tendu où les commissions d'enquête parlementaires (portant sur l'électrification rurale, le patrimoine bâti ou les fonds spéciaux) font l'objet d'intenses débats entre la majorité, l'opposition et la société civile quant à leur réelle efficacité juridique face aux organes de contrôle juridictionnels et administratifs.
« La vérification financière est un métier » : Une mise en garde contre le populisme
Dans une prise de parole incisive, Aminata Touré a dénoncé ce qu'elle qualifie de « manœuvres et manipulations politiciennes » risquant de dévoyer les principes républicains cardinaux de bonne gouvernance. Pour l’ancienne gardienne des Sceaux, le contrôle de la gestion des deniers publics obéit à des règles techniques strictes que le Parlement ne peut improviser.
« Les députés de l’Assemblée nationale ne sauraient s’arroger les prérogatives de la Cour des comptes et de l’Inspection Générale d’État ; ils n’en ont absolument pas les attributions juridiques, encore moins les compétences techniques. La vérification financière c’est un métier qui requiert des capacités spécifiques suite à de longues études, ce n’est pas du populisme », a-t-elle martelé.
Une exigence de neutralité et l'évocation du « fonds Jaam de la Casamance »
Tout en défendant l'orthodoxie institutionnelle, Mimi Touré ne plaide aucunement pour le renoncement aux audits ou pour l'impunité. Elle préconise un transfert systématique et rigoureux de l'ensemble des affaires polémiques aux corps de contrôle spécialisés de l'État.
Parmi les dossiers devant faire l'objet d'une expertise indépendante, elle cite explicitement :
Le « fonds Jaam de la Casamance' est le dossier financier sensible dont elle demande l'instruction complète par la Cour des Comptes et l'IGE. Selon elle, l'ensemble des dossiers financiers sous controverse doivent etre confie aux magistrats financiers.
« Que chacun reste à sa place » : Un rappel à l'ordre institutionnel
En concluant par un appel au respect strict des compétences de chaque pouvoir, « Que chacun reste à sa place et la République ne s’en portera que mieux » , Aminata Touré remet au centre du jeu le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs.
Cette sortie intervient dans un climat politique tendu où les commissions d'enquête parlementaires (portant sur l'électrification rurale, le patrimoine bâti ou les fonds spéciaux) font l'objet d'intenses débats entre la majorité, l'opposition et la société civile quant à leur réelle efficacité juridique face aux organes de contrôle juridictionnels et administratifs.