C’est le chantier politique majeur de ce milieu d'année. L'annonce par le président Bassirou Diomaye Faye de la création de sa propre formation politique entre désormais dans sa phase active.
Et c'est à Aminata Touré, figure de proue de la mouvance présidentielle, que revient la lourde tâche d'en dessiner les contours.
Loin d'être une simple démarche de circonstance, cette initiative vise à muer une coalition électorale hétéroclite en une « unité plus organique », hautement structurée et durablement implantée.
Une « page blanche » ancrée dans la continuité idéologique
Pour Aminata Touré, concevoir ce parti à partir d’une « page blanche » ne signifie en aucun cas renier le chemin parcouru. Il ne s'agit pas de repartir de zéro, mais de fusionner les énergies. Le futur parti s'inscrira en ligne droite dans la philosophie de la coalition d'origine.
Le cadre de référence est déjà tracé : le renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance; la quête d'une prospérité partagée ; et ;e consensus et le dialogue comme piliers fondamentaux.
Si le nom, les couleurs et l'emblème de la future formation restent à définir, la méthode, elle, se veut inclusive. Ce travail de co-construction sera mené de front avec les 500 organisations et partis qui composent le bloc présidentiel.
Les élus locaux, fers de lance de l’ancrage territorial
L’autre grand défi de la Task Force réside dans le maillage du territoire national. Alors que les rumeurs d'investitures vont bon train, Aminata Touré précise que la priorité absolue demeure l'implantation locale.
Pour ce faire, le camp présidentiel s'appuie sur une armée de maires et d'exécutifs locaux ayant rallié la majorité.
Cette stratégie a déjà fait ses preuves lors des dernières législatives. La mobilisation de ces élus a permis de faire basculer des départements clés historiquement difficiles pour le camp présidentiel, à l'instar de Fatick, Dagana et Bakel.
Pour la direction de la Task Force, ces élus locaux représentent le socle indispensable pour consolider la légitimité du président de la République sur le terrain.
Riposte face à l'APR et défense du Palais présidentiel
Cette offensive auprès des élus locaux n’a pas manqué de faire réagir l’Alliance pour la République (APR). Le parti de l'ancien président Macky Sall a accusé la présidence d'avoir « piégé » des maires sous couvert d'une invitation institutionnelle au Palais pour en faire une réunion politique.
La réponse d'Aminata Touré est cinglante : elle dénonce un « manque de respect total envers ces maires », rappelant que seuls les élus membres actifs de la Coalition Diomaye Président avaient été conviés et qu'ils assument pleinement leur engagement. Elle n'a pas manqué de renvoyer l'APR à sa propre histoire :
Quant à l'utilisation du Palais de la République pour des annonces politiques, Aminata Touré assume et refuse de « couper les cheveux en quatre ». Le Palais étant le domicile officiel du chef de l'État, il est naturel qu'il y reçoive ses partenaires politiques. Sur le fond, elle estime qu'un président sans appareil propre représente un « risque pour la République », l'expérience ayant montré les limites d'un pouvoir exécutif otage de forces politiques versatiles.
Référendum : Le recadrage direct à Ousmane Sonko
L'un des points d'orgue de cette sortie médiatique reste sans doute la réplique adressée au président de Pastef, Ousmane Sonko, qui avait qualifié la création de ce parti de « distraction politique » tout en contestant l'opportunité d'un référendum constitutionnel.
« Le référendum aura lieu et il le sait bien », a martelé Aminata Touré.
Sortant les calculs politiques, elle a rappelé que la liste Pastef avait obtenu 1 991 770 voix sur un électorat de 7 371 890, soit 27 % de l'électorat global. Selon elle, les 130 députés de la majorité parlementaire ne peuvent donc pas s'arroger le droit de modifier seuls, pour des raisons « strictement politiciennes », un régime institutionnel qui a garanti trois alternances démocratiques. Le recours direct au peuple sénégalais est, à ses yeux, une exigence démocratique non négociable.
Cap sur les municipales et loyauté sans faille
Balayant les accusations de division interne par une formule tranchante— « Les chiens aboient, la caravane passe » , Aminata Touré réaffirme sa constance et sa loyauté envers Bassirou Diomaye Faye. L'objectif final est désormais clair : bâtir une machine de guerre politique capable de défendre les réformes du président et, surtout, de rafler les prochaines élections municipales. La bataille des terroirs est officiellement lancée.
Et c'est à Aminata Touré, figure de proue de la mouvance présidentielle, que revient la lourde tâche d'en dessiner les contours.
Loin d'être une simple démarche de circonstance, cette initiative vise à muer une coalition électorale hétéroclite en une « unité plus organique », hautement structurée et durablement implantée.
Une « page blanche » ancrée dans la continuité idéologique
Pour Aminata Touré, concevoir ce parti à partir d’une « page blanche » ne signifie en aucun cas renier le chemin parcouru. Il ne s'agit pas de repartir de zéro, mais de fusionner les énergies. Le futur parti s'inscrira en ligne droite dans la philosophie de la coalition d'origine.
Le cadre de référence est déjà tracé : le renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance; la quête d'une prospérité partagée ; et ;e consensus et le dialogue comme piliers fondamentaux.
Si le nom, les couleurs et l'emblème de la future formation restent à définir, la méthode, elle, se veut inclusive. Ce travail de co-construction sera mené de front avec les 500 organisations et partis qui composent le bloc présidentiel.
Les élus locaux, fers de lance de l’ancrage territorial
L’autre grand défi de la Task Force réside dans le maillage du territoire national. Alors que les rumeurs d'investitures vont bon train, Aminata Touré précise que la priorité absolue demeure l'implantation locale.
Pour ce faire, le camp présidentiel s'appuie sur une armée de maires et d'exécutifs locaux ayant rallié la majorité.
Cette stratégie a déjà fait ses preuves lors des dernières législatives. La mobilisation de ces élus a permis de faire basculer des départements clés historiquement difficiles pour le camp présidentiel, à l'instar de Fatick, Dagana et Bakel.
Pour la direction de la Task Force, ces élus locaux représentent le socle indispensable pour consolider la légitimité du président de la République sur le terrain.
Riposte face à l'APR et défense du Palais présidentiel
Cette offensive auprès des élus locaux n’a pas manqué de faire réagir l’Alliance pour la République (APR). Le parti de l'ancien président Macky Sall a accusé la présidence d'avoir « piégé » des maires sous couvert d'une invitation institutionnelle au Palais pour en faire une réunion politique.
La réponse d'Aminata Touré est cinglante : elle dénonce un « manque de respect total envers ces maires », rappelant que seuls les élus membres actifs de la Coalition Diomaye Président avaient été conviés et qu'ils assument pleinement leur engagement. Elle n'a pas manqué de renvoyer l'APR à sa propre histoire :
« À son arrivée au pouvoir en 2012, Macky Sall ne disposait que de deux maires, ceux de Fatick et de Gossas, avant que plusieurs élus du PDS ne rejoignent progressivement la majorité d’alors. »
Quant à l'utilisation du Palais de la République pour des annonces politiques, Aminata Touré assume et refuse de « couper les cheveux en quatre ». Le Palais étant le domicile officiel du chef de l'État, il est naturel qu'il y reçoive ses partenaires politiques. Sur le fond, elle estime qu'un président sans appareil propre représente un « risque pour la République », l'expérience ayant montré les limites d'un pouvoir exécutif otage de forces politiques versatiles.
Référendum : Le recadrage direct à Ousmane Sonko
L'un des points d'orgue de cette sortie médiatique reste sans doute la réplique adressée au président de Pastef, Ousmane Sonko, qui avait qualifié la création de ce parti de « distraction politique » tout en contestant l'opportunité d'un référendum constitutionnel.
« Le référendum aura lieu et il le sait bien », a martelé Aminata Touré.
Sortant les calculs politiques, elle a rappelé que la liste Pastef avait obtenu 1 991 770 voix sur un électorat de 7 371 890, soit 27 % de l'électorat global. Selon elle, les 130 députés de la majorité parlementaire ne peuvent donc pas s'arroger le droit de modifier seuls, pour des raisons « strictement politiciennes », un régime institutionnel qui a garanti trois alternances démocratiques. Le recours direct au peuple sénégalais est, à ses yeux, une exigence démocratique non négociable.
Cap sur les municipales et loyauté sans faille
Balayant les accusations de division interne par une formule tranchante— « Les chiens aboient, la caravane passe » , Aminata Touré réaffirme sa constance et sa loyauté envers Bassirou Diomaye Faye. L'objectif final est désormais clair : bâtir une machine de guerre politique capable de défendre les réformes du président et, surtout, de rafler les prochaines élections municipales. La bataille des terroirs est officiellement lancée.