Au terme d’une tournée conduite les 9 et 10 janvier 2026 dans le département de Dagana, la fondatrice et présidente d’Alternative pour la relance citoyenne (ARC), Anta Babacar Ngom Diack, a durci le ton en lançant un appel public au chef de l’État pour la dissolution de l’Assemblée nationale. La députée s’est exprimée lors d’un meeting de clôture devant une forte mobilisation de militants, affirmant que l’institution parlementaire actuelle « est loin de la rupture » et ne refléterait pas, selon elle, le changement attendu.
Dans son adresse, l’élue a surtout insisté sur ce qu’elle présente comme une marginalisation de l’opposition au sein de l’hémicycle. Elle déplore des temps de parole limités et une faible prise en compte des propositions émanant des groupes minoritaires, décrivant un Parlement où « la voix de l’opposition ne représente pas grand-chose ».
Cette sortie politique s’inscrit dans une tournée marquée par un registre à la fois national et local. D’après le récit de la visite, Anta Babacar Ngom a multiplié les rencontres de proximité dans plusieurs localités du Walo, où des habitants ont mis en avant des difficultés liées notamment à l’accès à l’eau, ainsi qu’à des contentieux fonciers dans certaines zones agricoles. Elle a promis de relayer ces préoccupations au Parlement, tout en dénonçant l’abandon de certaines communes du nord.
La tournée a également été ponctuée d’un passage au village historique de Nder, où la responsable politique a rendu hommage aux héroïnes de Nder, évoquant la date du 7 mars 1820, et a proposé la valorisation d’un bâtiment patrimonial à travers un projet de musée. Sur le plan national, elle a aussi réclamé des éclaircissements sur la gestion de fonds attribués à l’ASER, reliant cette exigence de transparence à la réalité de villages encore privés d’électricité, selon les témoignages recueillis sur le terrain.
Sur le plan institutionnel, l’appel à dissoudre l’Assemblée nationale renvoie à un mécanisme prévu par la Constitution, mais encadré. Le texte constitutionnel rappelle notamment que la dissolution ne peut intervenir durant les deux premières années de la législature, et que le décret fixe la date des élections législatives anticipées dans un délai prévu.
En posant la dissolution comme une réponse politique à ce qu’elle décrit comme un déficit de “rupture” et un déséquilibre du jeu parlementaire, Anta Babacar Ngom cherche à installer ARC comme une force d’opposition audible, tout en arrimant son discours à des doléances concrètes recueillies dans le Walo. Reste à voir si cet appel trouvera un écho au sommet de l’État, dans un contexte où les rapports entre exécutif, majorité et opposition se jouent autant dans l’arène institutionnelle que sur le terrain.
Dans son adresse, l’élue a surtout insisté sur ce qu’elle présente comme une marginalisation de l’opposition au sein de l’hémicycle. Elle déplore des temps de parole limités et une faible prise en compte des propositions émanant des groupes minoritaires, décrivant un Parlement où « la voix de l’opposition ne représente pas grand-chose ».
Cette sortie politique s’inscrit dans une tournée marquée par un registre à la fois national et local. D’après le récit de la visite, Anta Babacar Ngom a multiplié les rencontres de proximité dans plusieurs localités du Walo, où des habitants ont mis en avant des difficultés liées notamment à l’accès à l’eau, ainsi qu’à des contentieux fonciers dans certaines zones agricoles. Elle a promis de relayer ces préoccupations au Parlement, tout en dénonçant l’abandon de certaines communes du nord.
La tournée a également été ponctuée d’un passage au village historique de Nder, où la responsable politique a rendu hommage aux héroïnes de Nder, évoquant la date du 7 mars 1820, et a proposé la valorisation d’un bâtiment patrimonial à travers un projet de musée. Sur le plan national, elle a aussi réclamé des éclaircissements sur la gestion de fonds attribués à l’ASER, reliant cette exigence de transparence à la réalité de villages encore privés d’électricité, selon les témoignages recueillis sur le terrain.
Sur le plan institutionnel, l’appel à dissoudre l’Assemblée nationale renvoie à un mécanisme prévu par la Constitution, mais encadré. Le texte constitutionnel rappelle notamment que la dissolution ne peut intervenir durant les deux premières années de la législature, et que le décret fixe la date des élections législatives anticipées dans un délai prévu.
En posant la dissolution comme une réponse politique à ce qu’elle décrit comme un déficit de “rupture” et un déséquilibre du jeu parlementaire, Anta Babacar Ngom cherche à installer ARC comme une force d’opposition audible, tout en arrimant son discours à des doléances concrètes recueillies dans le Walo. Reste à voir si cet appel trouvera un écho au sommet de l’État, dans un contexte où les rapports entre exécutif, majorité et opposition se jouent autant dans l’arène institutionnelle que sur le terrain.