Autopsie d’Abdoulaye Ba : le rapport médical évoque des traumatismes graves et écarte la thèse d’une simple crise d’asthme

EDUCATION
Jeudi 12 Février 2026

La mort d’Abdoulaye Ba, étudiant décédé le 9 février 2026 dans un contexte de tensions sur le campus de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), continue de susciter une vive émotion. Alors que plusieurs versions circulaient sur les circonstances du drame, un rapport d’autopsie attribué au laboratoire d’anatomie et de cytologie pathologique de l’Hôpital Idrissa Pouye de Grand-Yoff apporte des éléments médicaux nouveaux.  
Ce que dit le rapport, en substance Selon les informations contenues dans ce document, l’autopsie réalisée le 9 février 2026 conclut que le décès serait lié à des lésions traumatiques importantes, avec des atteintes multiples. Autrement dit, le tableau clinique décrit s’inscrit davantage dans l’hypothèse de traumatismes graves que dans celle d’un malaise isolé.
Sans entrer dans des détails médicaux inutiles ou choquants, l’essentiel à retenir est que le rapport mentionne des dommages corporels significatifs — internes et externes — compatibles avec un choc ou des violences physiques, ce qui contredit les explications réduisant la mort à une simple crise d’asthme.
Pourquoi ces conclusions sont déterminantes Ces éléments peuvent peser lourd dans l’évolution du dossier, pour trois raisons. L’autopsie vient “trancher” une partie des spéculations en donnant un cadre médical plus solide que les rumeurs. si des traumatismes graves sont établis, la question des responsabilités (et de la chaîne d’événements ayant conduit au décès) devient centrale. dans un contexte déjà tendu entre autorités, administration universitaire et représentants étudiants, ces informations renforcent les appels à une enquête crédible.
Le décès est survenu alors que les campus connaissaient une période de fortes tensions, sur fond de revendications liées aux conditions de vie et d’études (bourses, restauration, réformes contestées). Plusieurs organisations et acteurs de la société civile ont, ces derniers jours, réclamé que la lumière soit faite sur les événements, dans un cadre transparent et indépendant, afin d’éviter l’escalade.
  Dans l’immédiat, une certitude s’impose : les conclusions médicales rapportées décrivent un décès lié à des traumatismes graves, et non à un simple incident de santé. Ce constat rend d’autant plus urgente une démarche de vérité, pour la famille, pour la communauté universitaire et pour l’opinion publique.