Benoit Sambou : "Le critère de la représentativité a prévalu au choix des investis"

POLITIQUE
Mercredi 14 Juin 2017

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Benoit Sambou parle des coulisses de la confection de la liste de la coalition présidentielle. Le ministre conseiller, par  ailleurs, mandataire de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) a été l’un des rares à avoir participé à la cuisine. Dans un entretien à l’Observateur, il explique les choix difficiles du Secrétaire général de l’Alliance pour la république (Apr), Macky Sall.

 

«Pour avoir vécu ces investitures de très près, je peux dire que c’était très difficile  pour le président de la République et les leaders de la coalition  de faire les choix. Nous reconnaissons vraiment le travail que chaque responsable abat dans sa localité. Nous avons passé, aux côtés du chef de l’Etat, dix jours extrêmement intenses pour faire ces listes. C’étaient des nuits longues, parfois blanches. Il nous arrivait de travailler  jusqu’à 6 heures du matin pour reprendre à 10 heures. Mais, force est de reconnaître que le Président Sall a essayé, pour chaque cas, d’être le plus objectif possible, en faisant en sorte que les différents responsables soient consultés à l’avance», explique Sambou. A l’en croire, le critère le plus déterminant dans les choix de Macky Sall a été la représentativité. «Le critère le plus valable en politique, c’est la représentativité.

A mon avis, il n’y a pas un autre critère. Parce que le critère ne peut être basé sur l’arithmétique. Il ne peut non plus être basé sur la subjectivité et donc, les sentiments. Nous avons cherché dans tous les départements  et à la limite du possible, de choisir les candidats qui mobilisent et qui créent un consensus  autour de leur personne. A tous les niveaux, les candidats étaient multiples. Donc, il fallait voir parmi ces candidats, celui qui soit le mieux à pouvoir créer un consensus».

 

Sur le cas Moustapha Niasse, dont les partisans protestent contre la répartition des sièges, Benoît Sambou temporise. «Dans tout exercice, il faut accepter de voir des gens qui sont satisfaits et d’autres qui sont déçus. Parce que les ambitions sont fortes et les attentes aussi. Après les choix définitifs, il faut accepter et comprendre qu’il y ait des déçus et des frustrés. Mais le président de la République a organisé des échanges permanents avec les différents leaders et fait les derniers arbitrages avec eux. J’ai pu moi-même échanger avec des responsables de parti. Il faut éviter de comparer les partis, ce serait un exercice malheureux et dangereux.

 

Depuis son accession à la magistrature suprême, le président de la République a eu comme préoccupation, le partage des responsabilités à tous les niveaux. Tout le monde, peut reconnaître sa magnanimité et sa générosité dans le partage des responsabilités dans l’exercice du pouvoir ». Toutefois, pour le responsable de l’Apr, ces bisbilles  ne saurait être synonyme de rupture de confiance entre aux.

 
Source : l'OBS