Commissaire Boubacar Sadio : Lettre à mon ami Khalifa

TRIBUNE LIBRE
Samedi 25 Mars 2017

«Le temps est père de vérité» (François RABELAIS)

Cher ami et cher frère !

Eh oui ! Je suis parfaitement en droit et peux légitimement vous interpeller par chacun de ces deux titres. En effet cher ami, vous l’êtes parce que vous avez accepté de me tendre grandement ouverts vos bras pour conforter cette amitié qui depuis lors n’a cessé de s’affirmer et de se bonifier à travers moult épreuves dont celle que vous vivez ou plutôt que nous vivons présentement. Frère, vous l’êtes parce que vous m’avez largement ouvert votre cœur pour conforter cette fraternité dont je me prévaux avec fierté et honneur. Comme il est fort aisé de le constater, ces deux manières de vous interpeller s’expliquent et se justifient amplement.

Cher ami et cher frère !

Ainsi, ont-ils osé. Ils ont osé franchir le Rubicon en vous embastillant arbitrairement, illégalement à ‘’Rebeuss’’, cette veille citadelle qui, contrairement à ce que pensent beaucoup de Sénégalais, n’est pas forcément un endroit maudit. ‘’Rebeuss’’ a un double symbolique ; en effet, c’est à la fois un purgatoire et un lieu de punition pour ceux-là qui ont réellement et véritablement porté tort à la communauté par des actes et des comportements qui ont perturbé l’ordre social et les règles de vie commune ; mais ‘’Rebeuss’’ constitue aussi un lieu de bonification, d’élévation spirituelle et d’ascension sociale pour les âmes bien nées. Et vous appartenez à cette dernière catégorie. La maxime latine ne dit-elle pas «ad angusta per angusta». Cela signifie tout simplement qu’on arrive au triomphe qu’en surmontant maintes difficultés. Appropriez-vous ces sages paroles et faites-en votre viatique quotidien.

Cher ami et cher frère !

Leurs comportements et tous les actes qu’ils ont posés s’expliquent par l’inquiétude qui les habite et par la peur qui les tenaille.
Il y’a cependant lieu de souligner qu’il y’a une différence notoire entre ces deux sentiments inhérents à la vie humaine.

L’inquiétude est un élément contingent nécessaire à la vie. Sans l’inquiétude la vie s’ordonnerait au jour le jour. L’inquiétude est le carburant du lendemain, celui qui nous pousse à nous lever très tôt le matin pour nous bousculer dans les bus DEM DIKK ou à patienter stoïquement dans les embouteillages. Ainsi l’inquiétude peut être considérée comme un levier par lequel il est possible de faire passer un individu à l’acte ; en cela, elle est positive et utile. L’inquiétude accepte des réponses rationnelles.   

Par contre, la peur appartient à l’empirisme perceptif, au semi-conscient et développe de puissants mécanismes physiques et cérébraux destinés à permettre de réagir soit dans l’instant, soit de mobiliser des moyens pour modifier les éléments à l’origine de la peur. La peur possède une part d’instinct. Elle est difficile à combattre, car la peur est une affaire de perception fortement individualisée lorsqu’il s’agit de prescience, d’anticipation ou d’événements à venir comme par exemple les prochaines échéances électorales, notamment les législatives.

La peur s’efface lorsque l’objet qui en est l’origine disparait. Voilà ce qui explique le comportement de tes adversaires. Vous êtes l’objet de leur peur. En vous arrêtant et en vous embastillant, ils pensent pouvoir vous faire disparaître de la scène politique. Pour eux, il s’agit de faire disparaître le potentiel candidat Khalifa SALL l’objet de leur peur. Malheureusement, ils comprendront sur le tard que vous pouvez disparaître de la vue de vos concitoyens qui vous aiment et vous adulent tant, mais à contrario, votre image ainsi que les échos de votre discours, s’imposeront à tout le monde, eux compris, avec une plus grande prégnance et une plus forte intensité. Votre isolement à ‘’Rebeuss’’, avec la restriction de vos visites entre dans cette stratégie mal conçue par ces individus qui manquent d’épaisseur intellectuelle et de bon sens commun. Une stratégie pensée, élaborée, peaufinée et mise en œuvre avec la complicité active et honteuse des archéo-politiciens qui ont pris en otage le Grand chef.

Cher ami et cher frère !

Je m’autorise, en sollicitant l’indulgence et la compréhension du directeur de publication du Quotidien REWMI, de reprendre quelques passages du texte produit dans la chronique du Piroguier dans le N°2070. Je suis obligé de reprendre textuellement ces mêmes termes parce que tout simplement c’était bien écrit, bien dit dans un registre lexical pertinent et approprié et avec une profondeur d’analyse admirable.

«Avec l’embastillement du Maire de Dakar, tout le débat public et toutes les répliques s’articulent autour du parti pris de Macky SALL, un parti pris que personne ne peut défendre pour convaincre et qu’aucune parodie de tournée économique ne peut endiguer … La partialité politicienne du régime, APR/UPS-PS est abjecte. Les citoyens ne décolèrent pas de l’impunité des épinglés de l’OFNAC et de l’ARMP ainsi que, le mutisme politique de Macky sur les Maires APR agrafés pour des infractions pires que celles imputées à Khalifa SALL. Des coudes sont mis sur des dossiers. Des pickpockets habillés en marron beige, ont été évoqués dans des rapports qui révèlent des pratiques graves… Les Sénégalais ont élu Macky SALL pour sanctionner la prédation des finances. D’un régime libéral dans lequel il a bénéficié d’immenses générosités et sinécures…

Il est président de la République. Il a la totalité des pouvoirs. Mais son régime est devenu un "Macky" qui couvre. Des violeurs de normes codifiées y commettent des forfaitures de gouvernance, négation de toute sobriété et de toute vérité. Des boucaniers en mitre, des filous en col blanc, des prédateurs arrogants et des maroufles infectent honteusement le Macky, un Macky où des abus semblent être restaurés au profit des félons et des fayots. Et c’est dommage.

L’intelligence politique est déficitaire du côté de l’avenue Roume, ce boulevard emprunté par d’abjects conspirateurs qui fomentent un ‘’complot d’Etat’’ sans être capables de rehausser leur petitesse. La nation, dans son immense majorité, en est déçue. Elle est meurtrie par le retour hideux de pratiques devant lesquelles reculerait Mobutu et cracherait Bokassa ».

Et je n’ai fait que reprendre les mots du Piroguier. Mais, il faut avouer, m’inspirant de Charles Baudelaire, que la beauté du texte rend plus laide la forfaiture. J’ajouterai que la vérité et la résonance des mots démontrent la fausseté de l’argumentaire et le manque d’écho de leur discours.  De même que l’absence de justice, d’égalité et d’équité dévoile l’existence d’un complot.

Cher ami et cher frère !

Au delà de l’aspect financier et matériel des choses, il faut oser dire, parce que nous fondant sur des faits précis et des situations avérées, que certains donneurs de leçons qui sont à vrai dire des histrions et d’impertinents contempteurs de Khalifa SALL, ne sont ni propres ni probes. Des individus à la moralité douteuse et à la vie dissolue.

Que penser de ce grand dignitaire de l’APR qui a été surpris à deux reprises (donc un récidiviste impavide) en pleins ébats dans son véhicule avec la femme d’autrui ? Que dire de ce ministre, qui a fait avorter sa petite amie mineure de 19 ans dans une clinique privée d’Abidjan alors qu’elle était enceinte de 02 mois et 27 jours ? Que dire de cet ancien puissant ministre du régime socialiste qui offrait allègrement et généreusement appartements et villas à ses conquêtes féminines, dont beaucoup de femmes mariées ? Et cet incendie de véhicules administratifs d’une ministre de la République commandité par une grande dame ?

Qui est ce très, très grand responsable de l’APR qui a occupé plusieurs hautes fonctions sous le régime de maître Abdoulaye WADE et qui a courtisé pendant des années une dame mariée du nom de A.D. ? Cette dame était l’épouse d’un Inspecteur des finances qui n’avait que ses yeux pour pleurer. Aujourd’hui la bonne dame, en récompense des plaisirs charnels offerts, se trouverait à Bruxelles par la grâce de son ex-amant. 

Enfin que dire de ces voleurs patentés de l’Etat, ces hauts fonctionnaires occupant des directions juteuses, devenus multimillionnaires par des pratiques dolosives ? Ils sont pour la plupart en fonction au ministère de l’Economie et des Finances. Certains sont devenus ministres et s’investissent dans la politique grâce à leurs puissances financières. De toutes les façons, au nom de la gouvernance sobre et vertueuse, tous les dossiers seront non pas déclassifiés mais vulgarisés pour que le Peuple souverain, seul détenteur de la légitimité, sache.

Des histoires de mœurs de nos gouvernants actuels aussi sulfureuses que les chauds lapins de l’actuel régime adeptes invétérés de la luxure foisonnent dans la faune activités lascives. Nous allons prochainement animer une chronique intitulée «certificat de bonnes vie et mœurs». Tout sera dit et les acteurs seront identifiés ou identifiables. Quant à l’animateur de la chronique, il ne faut pas lui chercher des poux ; d’emblée il avoue que c’est un vil personnage sans foi ni moralité. Seulement comme disent certains américains «nous sommes des voyous mais jamais nous n’accepterons que des voyous nous dirigent»
Les gars, il faut arrêter. De toutes les façons, nous ne sommes pas comme Khalifa. Le moment venu, l’opinion saura. Nous nous apprêtons à créer le mouvement pour la promotion des valeurs, de la vertu et de la vérité en sigle «MP-3V».

Cher ami et cher frère !

Décidément le ridicule ne tue pas ces adeptes de la coprolalie, du discours grossier et vulgaire, ces véritables maquignons. Quand je vois défiler dans ma mémoire ces images d’un passé récent montrant vos actuels contempteurs vous attendant stoïquement assis dans votre salle d’attente pour régler leurs problèmes financiers, je me dis que l’ingratitude et le reniement sont le propre de la plupart des politiciens. Vous avez toujours été envahi, submergé par leurs sollicitations quelquefois récurrentes et intempestives en faveur d’eux mêmes, de leurs épouses, de leurs enfants, de leurs proches ou de leurs militants. Ma mémoire étant défaillante, je me rappelle vaguement un certain Samb ou Sambou, je ne sais plus ; un certain Ndiaye qui serait devenu ministre d’Etat ; un certain MBOW d’origine pygmée ; un certain Diakhaté et même un certain Wilane origine de la Vilenie. Quels tristes individus !

Cher ami et cher frère !

Si réellement on doit vous poursuivre et vous condamner pour ce prétendu délit qu’ils veulent ou plutôt qu’ils ont décidé de vous imputer, alors il faudra, en suivant la logique judiciaire, que tous ceux là qui ont eu à bénéficier de votre assistance, de votre aide et de votre secours soient poursuivis pour recel, tout simplement parce qu’ils auront joui, bénéficié de produits provenant de ce ‘’délit’’ : il y aura deux catégories de receleurs, ceux qui pourraient être considérés comme de bonne foi ; il s’agira de tous les bénéficiaires issus du petit peuple, et les autres qui seraient poursuivis pour recel aggravé compte tenu de leur statut social et du fait qu’ils savaient véritablement et pertinemment que l’aide et l’assistance reçues de la part du Maire provenaient de cette caisse d’avance dont ils n’ignoraient point l’existence.

Cher ami et cher frère !

Il y a le cas de tous ces directeurs généraux d’agence et d’institution publiques qui ont détourné des deniers publics pour en bénéficier personnellement et en faire bénéficier aux membres de leurs familles, aux parents, aux responsables et militants de leur parti, au parti même et à des fondations s’activant dans les œuvres sociales. Tous ces bénéficiaires doivent être considérés comme des receleurs. Mais il y a plus grave. Certains de ces délinquants et criminels financiers sont protégés et jamais ne seront poursuivis. Leurs protecteurs, en leur servant de bouclier ou en mettant le coude sur ces dossiers commettent deux délits graves : entrave à l’exercice normal et correct de la justice ; recel de criminel. C’est très grave voire gravissime. Compte tenu du tollé soulevé, ils vont sacrifier une ou deux personnes, histoire de faire croire que nul n’est au-dessus de la loi ni exempt de punition. C’est trop tard. On aura tout compris.

Cher ami et cher frère !

Permettez-moi d’adresser quelques mots à Madame l’ancien Premier ministre qui vous accuse d’avoir détourné 1.8 milliard de Francs CFA et qui, selon les estimations du ministère de la Santé équivaudraient à 15 postes de santé avec équipements complets. Bien ! Madame et vos directeurs généraux d’agences et d’institutions publiques qui ont fait un détournement cumulé de l’ordre de 40 milliards, si l’on tient compte de ce qui s’est passé dans l’affaire Bertin où sont gravement impliqués de hauts fonctionnaires des impôts et domaines. Sachez que selon les estimations des ministères de la Santé, des Forces armées et de l’Intérieur, cela représentent 135 postes de santé totalement équipés, 150 Commissariats de police totalement équipés et dotés chacun de 02 véhicules et 180 brigades de gendarmerie entièrement équipées et dotées chacune d’au moins 1 véhicule. C’est énorme.

Madame le Premier ministre, vous voyez comme c’est hasardeux de votre part d’emprunter le chemin de l’acharnement, de l’accablement et des accusions fantaisistes. Vous avez développé un discours captieux qui ne vous honore pas. De quel droit vous érigez-vous en juge pour accuser l’honorable Maire de la Capitale sénégalaise. Et en matière de blanchiment d’argent, d’autres ont été convoqués à la Police. Et nous savons tous, pourquoi ils s’en sont sortis indemnes.

Madame le Premier ministre, je vous ai toujours admirée pas en votre qualité de femme, mais par certaines de vos positions. Malheureusement le pouvoir vous a énormément changée. J’ai constaté pour m’en féliciter que vous faites d’énormes efforts pour être plus charmante plus gracieuse et plus femme. Seulement il y a lieu de reconnaitre que certains tares naturelles résistent à tous les artifices cosmétiques. Je me garderai de reprendre le portrait physique que des militants de l’APR ont dressé de vous. Ils n’ont points été ni galants ni tendres.

Cher ami et cher frère !

Quant au ministre Mame Mbaye NIANG qui verse dans la menace et dont le faciès rappelle celui d’un animal dont je me garde de prononcer le nom, je me demande en quelle qualité et au nom de quelles responsabilités gouvernementales se donne-t-il le droit de croire un seul instant qu’en claquant du doigt les forces de défense et de sécurité vont lui obéir et s’abattre férocement sur les populations. Qu’il sache qu’en quittant le Palais de la République qui n’est la propriété privée de personne, les Présidents Abdou DIOUF et Abdoulaye WADE disposaient de l’armée, de la gendarmerie, de la police et de l’ensemble du commandement territorial.  

Monsieur le ministre, vous semblez perdre de vue que les militaires, gendarmes et policiers sont issus du Peuple souverain. Qui sont-ils ? Ce sont les enfants du pauvre charretier qui trime à longueur de journée pour collecter 3000 francs  au risque de maltraiter le pauvre cheval qui, pourtant, est votre symbole et qui a droit à un bon traitement. Ce sont les enfants de ce maçon qui prend tous les risques pour s’installer sur un échafaudage instable qui peut lui être fatal, pourvu seulement qu’il ait 2500 fr à la fin de la journée ; ce sont les enfants de ce brave paysan qui, sous les rayons dardant du soleil au zénith, laboure la terre en guidant péniblement une charrue tirée par deux faméliques bœufs. Ce ministre semble oublier que militaires, gendarmes et policiers résident à Grand Dakar, aux Parcelles assainies, à Guédiawaye, à Sor, à Boustane, à Kandé…

Monsieur le ministre, qu’avez-vous fait pour être mieux traité que ce soldat de deuxième classe toujours enfoui dans un bunker dans la forêt casamançaise et qui, à tout moment, peut sauter sur une mine ? Monsieur le ministre, qu’avez-vous fait pour bénéficier de tout le privilège qui vous est accordé, alors que le pauvre policier mais non moins courageux élément de la BR arpente nuit et jour les ruelles et les venelles de la banlieue avec le risque de se faire poignarder par un malfaiteur drogué ? Qu’avez-vous fait pour être mieux traité que ce brave gendarme tué froidement et gratuitement alors qu’il était en mission onusienne ? Qu’avez-vous fait pour être mieux traité que ce douanier sauvagement abattu au cours d’une embuscade tenue par des contrebandiers. Votre seul mérite c’est d’être un garçon de course et un factotum préposé aux basses besognes d’une célèbre grande dame.

Monsieur le ministre, sachez qu’il y a suffisamment de ressources humaines de qualité et de grande valeur intellectuelle au sein des forces de défense et de sécurité pour diriger ce pays et avec en prime un président de la République issu de leurs rangs et un gouvernement exclusivement composé de militaires et de paramilitaires. Je vous assure que le pays ne s’en porterait que mieux.
Cher Mame Mbaye NIANG, rassurez vous, les forces de défense et de sécurité son bien formatées et bien formées ; elles ont toujours en bandoulière et de manière viscérale, quels que puissent être les circonstances, le respect des principes qui fondent la nation, des valeurs qui régissent la République et de la loyauté d’Etat.

Laissez-nous dans nos uniformes que nous portons avec fierté et dans la dignité. Nous ne serons jamais les pantins de qui que ce soit. Et nous ne seront jamais les commensaux des politiciens dans leurs activités festives organisées avec la sueur et sur le dos du peuple. Par contre, nous serons toujours les serviteurs et les valets de la République.

Cher ami et cher frère !

La messe est dite. Deux éminents membres et compagnons de la première heure de Monsieur le Secrétaire général de l’APR ont publiquement reconnu et avoué que le dossier est fondamentalement politique. Ils ont reconnu que le président de la République, détenteur de tous les pouvoirs a utilisé la justice pour combattre un adversaire politique.
L’aveu est de taille. Ils ont essayé par des explications filandreuses de se rattraper. Mais les mots étaient déjà prononcés. Et comme disait GIROUX «Les mots sont dangereux, une fois prononcés ou écrits, ils se mettent à mener leur propre vie. Ils deviennent indépendants de celui qui les a prononcés. Voudrait-il les reprendre, ils se moquent de lui. Ils éveillent, ils somment, ils creusent partout, insaisissables, invulnérables».

Cette politisation, on en doutait, certains l’avaient même nié. Mais comme disait Rabelais ‘’Le temps est père de vérité’’ et avec le temps la vérité a fini par éclater au grand jour.
J’ai été déçu d’apprendre que des chefs de partis se sont réunis autour du grand manitou pour vous accuser et vous accabler quelque fois dans l’ironie. Ne soyez pas surpris, la plupart d’entre eux sont de basse extraction sociale. Leur cœur est comprimé par la haine et la méchanceté. Ils ne peuvent pas rire et sourient difficilement. Ils jouent aux guerriers, aux hommes forts alors qu’il est de notoriété publique qu’ils portent le pagne dans leur couple.

Je ne peux m’empêcher d’évoquer le cas de ce quotidien qui se nourrit de vos déboires et de vos difficultés avec la justice pour augmenter son tirage et se faire davantage de sous. Cela s’appelle de «l’anthropophagie médiatique». N’oublions pas que l’inventeur de l’expression «Dynastie Faye-Sall» vient de chez eux et que, présentement, il cherche à se rattraper ; mais les mots une fois prononcés… 

Cher ami et cher frère !

La presse s’est faite largement l’écho des dernières mises en garde de feu Cheikh Ahmed Tidiane SY AL MAKHTOUM prédisant que si les Sénégalais ne font pas attention, les politiciens dans leurs comportements irresponsables et irréfléchis risquent de plonger le pays dans la guerre civile. Une fois encore il nous fait bénéficier de sa sagesse incommensurable et de sa grande générosité d’âme et d’esprit. Seulement il est bon que tout le monde sache que le jour où les menaces d’une guerre civile apparaîtront imminentes, les forces vives de la nation toutes composantes confondues sauront courageusement assumer leurs responsabilités historiques. Il ne saurait être question de laisser et de permettre à des incompétents, à des incapables et à des inconscients doublés de faiblards, de couards et de tocards détruire la nation. Le pays ne sera pas brulé. Ce message doit être compris par tout le monde sans exception.

Cher ami et cher frère !

Je peux témoigner que vous êtes un homme d’une très bonne éducation, d’une exquise courtoisie envers tout le monde, respectueux de la personne humaine.  Vous vous êtes toujours adossé à la morale et à l’éthique dans l’exercice de vos fonctions et jamais vous n’avez fait montre d’une quelconque condescendance tant à l’égard de vos concitoyens qu’à celui de vos collaborateurs. En somme, vous êtes un homme bien et de bien.

Aujourd’hui vous cristallisez une énorme charge d’espérance et l’autre ne disait-il pas que «l’espérance est une harpe à la voix douce, entendue seulement de Dieu et de celui qui en joue. Mais que ces deux auditeurs ont plus de poids que l’humanité toute entière»
Puisse Allah le Tout-Puissant, le Maître de l’Univers et de nos destins  d’êtres ignorants et insignifiants, faire en sorte que cette espérance ne soit point déçue.

Un sage américain ne disait-il pas que «pour goutter les fontaines les plus fraîches, il faut traverser les déserts les plus arides»?

Post-scriptum: Mes salutations à Bamba FALL,
Birakane NDIAYE,
Mbaye TOURE,
Yatma DIAW, Moctar DIOP,
Cheikh SALL
Fatou TRAORE et les autres.
Khalifa Ababacar “Never say die”.
Dakar le 22 Mars 2017

Boubacar SADIO
Commissaire divisionnaire de Police
 de classe exceptionnelle à la Retraite
Ancien Directeur général adjoint de la Police nationale