Dakar : Omar Pene et sa 4G

VU D'AILLEURS
Lundi 1 Janvier 2018

Dakar : Omar Pene et sa 4G

 

 

La soixantaine bien entamée, Omar Pene, se bonifie. Le 29 décembre dernier, l’artiste sénégalais se produit sur la scène du Grand Théâtre de Dakar dans un spectacle Happy Day. Une façon de célébrer son anniversaire. Ses anniversaires. De naissance et de carrière musicale. Pour ce faire, Omar Pene se met au goût de la nouvelle génération. La 4G. Omar Pene a connu la 1G, la 2G, la 3G et maintenant pour ses 40 ans de carrière, c’est la 4G comme quatrième génération d’artistes qui l’accompagne sur scène.

 

Omar Pene et la nouvelle génération

Cette génération de musiciens connaît l’évolution technologique de la 4G en téléphonie mobile. Elle apporte sa touche à une musique sénégalaise, disons à une musique aux sonorités venues d’ailleurs.

Malgré les générations de musiciens qui se sont succédés et les influences, la base reste la même. Une musique aux sonorités jazzy, les arrangements et harmonies ne se sont pas cantonnés au Mbalaax traditionnel, communément pratiqué au Sénégal. Le Mbalaax, c’est cette musique populaire sénégalaise qui se caractérise par une forte présence des percussions (rythmiques et solo), assez dansante.

Omar Pene, depuis 40 ans, a pris le pari d’enrichir sa musique. Il l’assaisonne d’une pincée de jazz, aux harmonies mineurs, parfois majeures avec un zeste de Mbalaax qui intervient juste à petite dose pour ne pas chargée sa base rythmique.

Les musiciens qui accompagnent le sexagénaire, à la tête dégarnie, large boubou trois pièces, à la voix tonique, n’ont pas la quarantaine, mais font revivre à Omar Pene la musique de sa jeunesse.

Beaucoup d’entre les musiciens sur la scène du Grand Théâtre n’étaient pas encore nés ou venaient de naître alors que Omar Pene écumait les scènes et produisait des tubes à succès qui ont fait danser leurs parents.

 

Héritage culturel

40 ans de présence musicale sur scène, la quatrième génération, juvénile qui accompagne Omar Pene reprend à la perfection et rigueur les morceaux et musiques qui ont fait sa réputation et celle du groupe musical Super Diamono.

En cœur le public reprend les airs connus. Bats les mains et les balances. Successivement, on lève la main gauche, droite. Certains se lèvent. Les pas de danses sont gracieux, avec un pied qu’on bat par terre alors qu’on lève une main.

Le public communie avec l’artiste. Les musiciens qui reprennent les morceaux de Omar Pene se sont appropriés ses musiques comme un leg, un héritage artistique à préserver comme patrimoine culturel. C’en est un. Sa musique a déjà traversé plusieurs générations.

Même si dans la voix, Omar Pene peine à atteindre les aigus. Il n’a plus l’aisance vocale de ses 20 ans. Il n’a pourtant rien perdu de sa présence sur scène, l’énergie et le groove sont là.

Plusieurs générations se confondent dans le public du Grand Théâtre. Tous sont venus, en cette fin d’année, souhaiter un heureux anniversaire à Omar Pene, cet ambassadeur de la musique sénégalaise.

Une musique aux sonorités venues d’ailleurs.

C’est juste une vue d’ailleurs.

 

Jacques Matand’

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