Aussitôt la triste nouvelle annoncée, le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya, a tenu à exprimer la douleur et la reconnaissance de la patrie en publiant un message officiel sur sa page Facebook.
C’est avec « une profonde tristesse et une vive émotion » que le président de la Transition a salué la mémoire de la défunte. Au-delà du cercle familial, c'est toute la République qui s'associe à cette perte :
Une vie au cœur des tumultes et de la grandeur de l'Histoire« En cette heure de deuil, mes pensées et celles de la Nation tout entière se tournent vers sa famille et ses proches. Celle qui nous quitte n’était pas seulement une épouse et une mère ; elle fut, aux côtés du Président Ahmed Sékou Touré, un témoin privilégié et une actrice discrète des heures fondatrices de notre indépendance. »
Hadja Andrée Touré n'était pas seulement le témoin des grands bouleversements de la Guinée post-coloniale ; elle en a également partagé le destin, avec ses moments de gloire et ses périodes de turbulences.
Le président de la République a tenu à souligner la force morale exceptionnelle dont elle a fait preuve tout au long de son existence :
Elle a porté avec constance le poids immense de l’Histoire et les épreuves politiques et personnelles que les vicissitudes du pouvoir lui ont réservées.
Malgré les décennies passées et les blessures du temps, elle n'a jamais failli à son devoir de réserve, sans jamais renié son attachement indéfectible à la Guinée.
Avec sa disparition, la Guinée perd l'un des derniers ponts mémoriels avec l'épopée historique du "Non" de 1958. Les détails relatifs au rapatriement du corps et à l'organisation de ses obsèques nationales restent attendus par le peuple guinéen, désireux de lui rendre un ultime hommage à la hauteur de son rang historique.