Le 6 mars 2026, suite à un renseignement opérationnel, les limiers de la DIC ont investi un appartement meublé à Nord-Foire. Sur place, quatorze individus ont été surpris en pleine nuit dans une promiscuité suggérant l'organisation régulière de rencontres sexuelles collectives. La perquisition a permis de saisir des éléments matériels compromettants, notamment des lubrifiants et des produits esthétiques spécifiques.
Les rouages d'un système criminel
L'enquête, prolongée par l'exploitation technique des téléphones saisis, a mis au jour une organisation bien plus complexe qu'une simple réunion privée :
L'administration des groupes : Le cœur du réseau reposait sur deux groupes WhatsApp, « Nekh Nekh » et « ... No Limit », comptant près de 500 membres. Chantage et extorsion : Le groupe utilisait des vidéos tournées à l'insu des victimes lors de rapports sexuels pour exercer un chantage financier sous peine de diffusion publique. Une dimension sanitaire alarmante : Des examens médicaux ont confirmé que cinq des suspects sont séropositifs, ce qui a conduit les autorités à retenir l'infraction de transmission volontaire du virus. Ouzin Keita et les suspects au cœur de la tourmente
Parmi les quinze personnes déférées ce 9 mars 2026, l'artiste Ouzin Keita cristallise l'attention. S'il nie toute implication dans les activités délictuelles, affirmant n'avoir été présent sur les lieux que pour une invitation à rompre le jeûne (ndogou), sa version est contredite par plusieurs témoignages à charge recueillis par la police.
Le dossier pointe également le rôle central de Mamadou Lamine Seidy Ba, alias « Nazir », considéré comme l'un des pivots du réseau. Le recoupement avec d'autres affaires, comme celle impliquant Pape Cheikh Diallo, laisse présager des ramifications plus larges qui pourraient mener à de nouvelles interpellations dans les jours à venir.
Qualifications pénales
Les quinze mis en cause font face à des chefs d'inculpation particulièrement lourds :
Association de malfaiteurs. Actes contre nature. Proxénétisme. Transmission volontaire du VIH. Escroquerie et chantage à caractère sexuel.
L'instruction judiciaire, désormais en cours, devra déterminer le rôle exact de chaque protagoniste et identifier l'ampleur réelle des victimes soumises à ce système de pression psychologique et financière.