Elle y dénonce ce qu'elle qualifie de dérives démocratiques et de mauvaise gestion financière, tout en pressant le chef de l'État d'agir. Une formule choc et un réquisitoire contre la gouvernance de Sonko
C'est avec une accroche particulièrement acerbe, qualifiant Ousmane Sonko de « cancre qui peut peu » — que la responsable de l'APR a ouvert sa prise de parole sur les réseaux sociaux.
Dans cette sortie au ton hautement partisan, Dieguy Diop dresse un bilan au vitriol de l'action politique du leader de PASTEF :
La militante critique une gouvernance qu'elle estime marquée par des restrictions des libertés individuelles et collectives, des pressions accrues sur les voix dissonantes et un traitement à deux vitesses entre alliés du pouvoir et opposants. Selon elle, ces pratiques fragilisent les acquis du pluralisme politique sénégalais et ouvrent la porte à un risque d'autoritarisme.
Sur le plan de la gestion des affaires publiques, Dieguy Diop pointe du doigt des présumés scandales financiers, des griefs quant au fonctionnement de la justice ainsi que l'absence de réponses concrètes face au chômage endémique des jeunes.
Pour marquer les esprits, l'actrice politique va jusqu'à comparer Ousmane Sonko à Attila, l'imputant de laisser un champ de ruines derrière son passage politique.
Au-delà de la charge contre le président de l'Assemblée nationale, Dieguy Diop a tenu à interpeller directement le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye.
Elle l'invite formellement à exercer la plénitude de ses prérogatives constitutionnelles, à s'imposer comme le garant de la paix sociale et du bien-être des populations, et à veiller à l'application stricte de l'égalité de tous les citoyens devant la loi, surfond d'arbitrages de plus en plus complexes au sommet du pouvoir.