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Dissolution de l'Assemblée nationale : Bassirou Diomaye Faye maintient l'option ouverte et privilégie le consensus

POLITIQUE
Vendredi 25 Septembre 2026

Dissolution de l'Assemblée nationale : Bassirou Diomaye Faye maintient l'option ouverte et privilégie le consensus

Face aux spéculations grandissantes sur l'avenir de la représentation nationale, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a tenu à clarifier sa position.

Tout en réaffirmant la pleine souveraineté de ses prérogatives constitutionnelles, le chef de l'État temporise : aucune décision de dissolution de l'Assemblée nationale n'est arrêtée à ce stade, la priorité restant le dialogue et la préservation des équilibres institutionnels.
 

 « Le moment venu, selon ce qu’on aura en face, on décidera. Mais la seule boussole c’est l’intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité dans la communication des institutions »

Une prérogative constitutionnelle assumée sans précipitation

 

Interrogé sur l'éventualité d'une dissolution du Parlement, Bassirou Diomaye Faye a rappelé avec pragmatisme qu'il n'entendait pas se faire dicter son agenda.

« Nous ne sommes pas encore au 2 décembre », a-t-il souligné, précisant qu'il n'existait à ce jour « aucune fixation » ni sur la décision en elle-même, ni sur une quelconque date pour de futures élections législatives.

Pour autant, le chef de l'État refuse d'écarter d'un revers de main cette option institutionnelle :

« Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? Tout est question de nécessité et de contexte. »

Selon le président, la décision finale dépendra de l'évolution des rapports de force et de la posture des acteurs politiques : « Selon ce qu'on aura en face », la décision sera prise, avec pour unique boussole l'intérêt supérieur du peuple sénégalais et la fluidité des relations entre l'Exécutif et le Législatif.
 

Le revers judiciaire des partisans de la précipitation

 

Revenant sur les initiatives de certains acteurs politiques impatients d'aller aux urnes, Bassirou Diomaye Faye a rappelé le récent arbitrage de la Cour suprême. Saisie par voie de référé-liberté puis de référé mesures utiles afin d'obtenir la fixation en urgence d'une date pour le scrutin, la plus haute juridiction administrative a tranché par deux fois en faveur du calendrier présidentiel.

La Cour a ainsi confirmé qu'aucune disposition légale ne contraint actuellement le président de la République à fixer prématurément la date des élections. Une décision qui vient conforter la démarche du chef de l'État, ferme partisan d'une méthode fondée sur la concertation. Si une telle échéance devait être décidée, elle s'inscrirait « dans le cadre d'un consensus », a-t-il insisté, rappelant son attachement viscéral au dialogue dans la gestion des affaires publiques.
 

Responsabilité et maturité des institutions


Le président de la République a appelé l'ensemble des acteurs institutionnels à faire preuve de maturité et à se hisser « à la hauteur » des enjeux démocratiques du pays.

Réfutant l'idée d'un blocage institutionnel insurmontable, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que la Loi fondamentale sénégalaise dispose précisément des mécanismes nécessaires pour surmonter les crises et permettre à chaque organe de l'État d'agir en conséquence, dans le respect strict des règles républicaines.


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