Fadilou Keïta et Mamadou Lamine Guissé: Marathon administratif à la Caisse des Dépôts et Consignations

POLITIQUE
Jeudi 24 Septembre 2026

La transition à la tête de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) suscite l'attention des observateurs. Entamée le lundi 5 octobre en fin de matinée, la cérémonie de passation de service entre le directeur général sortant, Fadilou Keïta, et son successeur, Mamadou Lamine Guissé, s'est prolongée jusqu'à tard dans la nuit avant d'être suspendue vers 22 heures pour reprendre le lendemain, mardi 6 octobre. Une durée inhabituelle qui illustre la lourdeur des vérifications au sein de ce bras financier stratégique de l'État.  
Un marathon protocolaire et technique inédit

Selon les informations rapportées par le quotidien Les Échos, les opérations de transmission des charges se sont étalées sur près de douze heures d'affilée sans pouvoir parvenir à une clôture définitive lors de la première journée.

Face à l'ampleur des dossiers techniques, des engagements financiers et de l'inventaire des actifs sous gestion, la commission de passation a pris la décision d'interrompre les travaux aux alentours de 22 heures, repoussant la finalisation et la signature des procès-verbaux officiels à la journée du mardi 6 octobre.
 
Un contexte d'exigence renforcée sur l'orthodoxie financière

Si la longueur d'une passation de service dans une institution de cette envergure interpelle le landerneau médiatique et politique, elle s'inscrit dans une conjoncture marquée par une rigueur accrue au sein de la haute administration.


 En tant que gestionnaire des dépôts publics, des consignations réglementées et des grands projets d'aménagement de l'État, la CDC manipule des encours financiers considérables nécessitant une revue exhaustive lors de chaque passage de témoin.
 

 La passation implique un contrôle scrupuleux de l'état de la trésorerie, des engagements contractuels en cours, de la situation patrimoniale et de la conformité des procédures d'engagement.


Cette précaution administrative fait écho aux récentes directives de l'Exécutif visant à rationaliser le fonctionnement des institutions et à garantir une traçabilité intégrale lors du transfert de responsabilité des deniers publics.
 
Entre interrogations légitimes et prudence procédurale

Bien que la presse nationale, notamment Les Échos, s'interroge sur les facteurs ayant étiré cette procédure au-delà des formats habituels, les observateurs rappellent qu'un processus approfondi d'audit interne ou de vérification contradictoire ne préjuge aucunement de l'existence d'anomalies ou d'irrégularités.
 

Cette durée exceptionnelle témoigne avant tout de la complexité des portefeuilles sous tutelle de la CDC et de la volonté partagée des responsables entrant et sortant de conduire un transfert de charge techniquement irréprochable et juridiquement sécurisé.