Au cœur de ce face-à-face : la transmission de documents sensibles visant à démanteler ce que l'organisation qualifie de « cartels LGBT ». Deux heures d'audition et une « liste » explosive
Durant un tête-à-tête de deux heures avec les enquêteurs, Mame Mactar Guèye a procédé à une séance de travail approfondie.
L'ONG a fourni aux pandores une documentation étoffée, incluant une fameuse « liste » de membres présumés et des fac-similés contenant des informations jugées critiques.
Ces éléments sont censés permettre aux enquêteurs d'élargir leur champ d'investigation au-delà des premières arrestations.
Pour parachever ce dossier, le vice-président de JAMRA a officiellement remis une clé USB contenant des documents confidentiels, désormais versés au dossier d'instruction du 1er Cabinet.
La traque des « réseaux WhatsApp » et des recruteurs
L'objectif affiché par l'ONG est le démantèlement complet des groupes de discussion (notamment sur WhatsApp) qui serviraient de plateformes de recrutement.
Selon JAMRA, ces espaces numériques sont utilisés par des « sergents-recruteurs » pour piéger des adolescents en leur faisant miroiter des gains financiers, avant de les entraîner dans des réseaux d'actes contre-nature, de pédophilie ou de trafic de stupéfiants.
Un partenariat avec la justice pour la « santé morale »
Mame Mactar Guèye a réitéré la détermination de son organisation à collaborer étroitement avec le Procureur Saliou Dicko, maître des poursuites.
L'ONG présente cette action comme une « œuvre de salubrité publique », nécessaire à la préservation de la santé mentale et physique des mineurs, qu'elle estime menacés par ces réseaux décrits comme des vecteurs de propagation du VIH-Sida.
Alors que le pays traverse le mois sacré de Ramadan, JAMRA appelle les populations à soutenir l'action de la gendarmerie et de la justice dans ce dossier qu'elle qualifie de « scandale du siècle ».
Cette collaboration entre la société civile religieuse et les forces de sécurité marque une étape décisive dans la répression des réseaux de mœurs en banlieue dakaroise.