Invalidation liste irrégulière : AAR Sénégal pour l'application stricte de la loi

POLITIQUE
Lundi 23 Mai 2022

La coalition AAR Sénégal a fait face à la presse ce dimanche 22 mai pour s’exprimer sur les irrégularités notées ça et là sur les listes des grandes coalitions BBY et YAW.

Prenant la parole, Thierno Bocoum, coordonnateur de ladite coalition a rappelé le cas du maire de Fandène (région de Thiès), lors des élections locales de 2014, qui selon lui est similaire à celui de la coalition au pouvoir Benno Bokk Yakaar, en ce qui concerne le non-respect de la parité.

« Dès 2014, le maire sortant de la commune de Fandène, M. Saliou Mbaye, avait vu sa liste majoritaire frappée d'irrecevabilité pour n'avoir pas respecté le principe de l'alternance Homme/Femme. Pour mémoire, la configuration était exactement celle que l'on retrouve dans la liste nationale de BBY, qui aligne deux femmes successivement. Le maire sortant, Saliou Mbaye, n'avait pu compétir que sur la liste proportionnelle, avec comme conséquence fatale de l'éliminer de la course aux fonctions de maire », informe Thierno Bocoum. 

Qui souligne: « Il est à noter que la liste majoritaire de M. Saliou Mbaye était globalement paritaire mais aucun redressement ne lui avait été permis, dans le sens de rectifier la liste pour corriger le défaut d'alternance, après avoir épuisé les différentes voies de recours »

AAR Sénégal de regrette qu’à l’époque « le sort de M. Saliou Mbaye, maire d'une commune du département de Thiès, n'avait pas soulevé l'indignation de ceux-là, de tous bords, société civile, politiques, démocrates, qui semblent découvrir l'extrême rigueur de la loi sur la parité. Dura lex, sed lex ».

AAR SÉNÉGAL affirme avoir subi directement les rigueurs de la loi durant tout le processus électoral. Ce qui, selon Bocoum, qu’il ont été forclos dans certains départements pour avoir respecté les délais de dépôt de candidature.

Thierno Bocoum et Cie révèlent également avoir connu un cas de désistement dès le dimanche 8 mai, au lendemain du dépôt de ses listes. Mais « Malgré la remise d’une lettre par l’intéressé le lundi 9 mai, la DGE a refusé de procéder à son remplacement ».

« Fort de tout cela, AAR SÉNÉGAL exige le respect strict de la loi, qu’elle s’applique à tous dans toute sa rigueur. C’est le seul gage de sécurité et de paix sociale », indique son Coordinateur.

En ce concerne la loi sur le parrainage, AAR Sénégal rappelle qu’ en son art L149 al 6, le code électoral dispose qu’« En tout état de cause, la parité homme-femme s'applique à toutes les listes. Les listes de candidatures, titulaires comme suppléants, doivent être alternativement composées de personnes des deux sexes. Lorsque le nombre de membres est impair, la parité s'applique au nombre pair immédiatement inférieur. Dans le cas où un seul député est à élire dans le département, le titulaire et le suppléant doivent être de sexe différent. »  


Pour le cas des listes incomplètes, Thierno Bocoum évoque l’’article L179 Al 2 du code électoral qui dispose : « Le remplacement de candidats inéligibles, sans préjudice de l'ordre d'investiture, et la substitution de pièces périmées ou comportant des erreurs matérielles sont, le cas échéant immédiatement notifiés au mandataire de la liste concernée. Celui-ci dispose de trois (03) jours, à compter de la date de notification, pour y remédier, sous peine de rejet de la candidature concernée ».

AAR Sénégal n’acceptera pas de report des Législatives 

La coalition qui réunit des leaders comme Thierno Alassane Sall, Abdourahmane Diouf, Hamidou Dème, Cheikh Oumar S’y, a pris témoin l’opinion nationale et internationale sur la clarté des dispositions de la loi électorale et a averti contre toute tentative de contourner ladite loi sous l’autel de compromissions et d’ententes illicites sur le dos des populations. 

Pour finir, « AAR SÉNÉGAL exige que les élections législatives prévues le 31 juillet prochain soient tenues à date échue ». Comme pour dire qu’elle n’acceptera aucune idée de report des Législatives.