Le chef de l'armée du Lesotho tué par des soldats

INTERNATIONAL
Mardi 5 Septembre 2017


Le chef d'état-major de l'armée du Lesotho, le général Khoantle Motsomotso, a été abattu mardi au cours d'une fusillade survenue dans une caserne de ce petit royaume enclavé d'Afrique australe, où l'armée exerce une forte influence sur la vie politique.

"Le commandant (des forces armées) a été déclaré mort" à la suite de l'incident, a affirmé à l'AFP un responsable militaire sous couvert de l'anonymat.

Deux autres officiers supérieurs, le colonel Tefo Hashatsi et le général Bulane Sechele, ont également été tués, a précisé la même source.

Ces deux militaires "ont tenté d'entrer de force dans le bureau du chef d'état-major, il y a eu une fusillade entre un de leur complice qui a pris la fuite et les gardes du corps du commandant", a expliqué le responsable militaire.

Cet incident intervient trois mois après les élections qui ont porté au pouvoir le Premier ministre Thomas Thabane.

Agé de 78 ans, M. Thabane a retrouvé en juin le pouvoir trois ans après avoir été contraint à l'exil en Afrique du Sud par un coup d'Etat manqué de l'armée, très influente au Lesotho.

Il était brièvement revenu dans son pays en 2015 pour des législatives où il avait été battu par son prédécesseur, Pakathila Mosisili. Ce n'est qu'en février dernier qu'il s'y est réinstallé.

Le Lesotho a une longue histoire d'instabilité, illustrée par des coups d'Etat militaires en 1986 et 1991 et des tentatives de coup, comme en 2014.

Frappé par le chômage, une épidémie de sida qui touche 23% de sa population de 2 millions d'habitants et un manque criant de services publics, le Lesotho, enclavé au milieu de l'Afrique du Sud, est l'un des pays les plus pauvres du monde. (adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({});