Au Sénégal, la rupture idéologique et structurelle au sein de l'ancien parti d’opposition se précise d'heure en heure. Alors que les tensions entre les partisans du chef de l'État et ceux de la Primature s'exacerbent sur les plateformes numériques et dans les structures de la diaspora, le ministre Abdoul Ahad Ndiaye a choisi de porter le fer au cœur du système PASTEF.
« Je suis le seul à pouvoir décider de rester ou de démissionner du PASTEF»
Interrogé sur son statut actuel au sein de la formation politique et sur son éventuelle exclusion, le ministre a d'emblée tenu à réaffirmer sa légitimité militante, refusant de se laisser dicter sa conduite par les instances du parti.
Visé par une mise à l'écart des canaux de communication internes, Abdoul Ahad Ndiaye assume pleinement son ancrage républicain aux côtés du chef de l'État :
Le réquisitoire contre le COMEX : « C'est une seule personne qui décide »
La charge la plus dévastatrice du ministre concerne le fonctionnement interne du parti. Il conteste vigoureusement la légitimité du Comité exécutif (COMEX) de PASTEF, qu'il accuse de n'être qu'un instrument de façade au service d'une gestion autocratique.
Pour Abdoul Ahad Ndiaye, cette instance devrait se limiter à entériner les décisions du Bureau politique (BP) au lieu de servir de chambre d'écho aux volontés d'un seul homme, ciblant de manière à peine voilée le leader du parti, Ousmane Sonko.
Deux catégories de militants face au projet de Diomaye Faye
Analyse politique à l'appui, le ministre décrypte la fracture qui traverse la base militante du parti, distinguant les partisans d'une allégeance personnelle de ceux qui soutiennent l'action gouvernementale.
Selon lui, la maison PASTEF est divisée en deux blocs :
« Je suis le seul à pouvoir décider de rester ou de démissionner du PASTEF»
Interrogé sur son statut actuel au sein de la formation politique et sur son éventuelle exclusion, le ministre a d'emblée tenu à réaffirmer sa légitimité militante, refusant de se laisser dicter sa conduite par les instances du parti.
« Est-ce que je suis encore membre de PASTEF ? C'est une question récurrente. Mais PASTEF et moi, je suis le seul à pouvoir décider d’y rester ou de démissionner. Je suis un membre du bureau exécutif de PASTEF France. »
Visé par une mise à l'écart des canaux de communication internes, Abdoul Ahad Ndiaye assume pleinement son ancrage républicain aux côtés du chef de l'État :
« Assumer ma posture, c’est continuer d’accompagner le président de la République dans sa vision, devenir ministre et travailler pour lui. Continuer à concrétiser sa vision ». Et d'ajouter, cinglant : « Être dans un parti et ne pas pouvoir dire la vérité et partager son avis, c’est inutile. »
Le réquisitoire contre le COMEX : « C'est une seule personne qui décide »
La charge la plus dévastatrice du ministre concerne le fonctionnement interne du parti. Il conteste vigoureusement la légitimité du Comité exécutif (COMEX) de PASTEF, qu'il accuse de n'être qu'un instrument de façade au service d'une gestion autocratique.
« Le COMEX n'a jamais été légalement installé. Personne n’en connaît la composition. C’est une seule personne qui décide et impose sa vision au reste. Le COMEX n’a jamais choisi qui entre ou sort du gouvernement. Le COMEX est illégal et il ne peut pas donner de directives. La décision de ne pas entrer au gouvernement a été prise par une seule personne. »
Pour Abdoul Ahad Ndiaye, cette instance devrait se limiter à entériner les décisions du Bureau politique (BP) au lieu de servir de chambre d'écho aux volontés d'un seul homme, ciblant de manière à peine voilée le leader du parti, Ousmane Sonko.
Deux catégories de militants face au projet de Diomaye Faye
Analyse politique à l'appui, le ministre décrypte la fracture qui traverse la base militante du parti, distinguant les partisans d'une allégeance personnelle de ceux qui soutiennent l'action gouvernementale.
Selon lui, la maison PASTEF est divisée en deux blocs :
« Certains ont voté pour Diomaye par amour d’Ousmane Sonko. D’autres, qui sont majoritaires, ont voté pour un projet et un programme que Diomaye est en train de dérouler. C’est pourquoi on diabolise et on accuse de trahison. »Le ministre a tenu à rendre un hommage appuyé à la rigueur de l'actuel locataire du Palais dee l'avenue Léopold Sédar Senghor, balayant les critiques formulées par l'aile dure du parti :
« Diomaye est une personne qu’on n'attaque pas en toute conscience. Tous ceux qui ont travaillé avec lui savent qu’il a plus de rigueur, de professionnalisme et de dignité qu’eux tous. »