Le débat sur le remplacement d'António Guterres prend une résonance particulière à Dakar. Dans un communiqué de presse publié ce jour, la formation politique d’Amadou Ba a clarifié sa position, s’alignant sur la dynamique diplomatique continentale déjà enclenchée par le Burundi.
Un plébiscite pour l'initiative de l'Union Africaine
Nouvelle Responsabilité a tenu à saluer la démarche du président burundais, Évariste Ndayishimiye, qui, en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine, a officiellement porté la candidature de Macky Sall. Pour le parti d'Amadou Ba, ce choix n'est pas celui d'un camp politique, mais celui d'un continent en quête de représentativité.
L’enjeu, selon NR/J, est d’ouvrir « une nouvelle étape dans la reconnaissance du rôle et de la contribution de l’Afrique dans la construction d’un ordre international plus juste, plus équilibré et plus solidaire ».
Un appel à « l’esprit républicain » contre les clivages
Conscient du climat de polarisation qui règne au Sénégal depuis l’alternance, le parti de l’ancien Premier ministre exhorte la classe politique à la « hauteur de vue ». NR/J invite ainsi les forces vives de la nation à examiner ce dossier avec un « esprit républicain » et une « vision panafricaine », loin des « considérations crypto-personnelles ».
Le gouvernement Diomaye Faye face à son « devoir diplomatique »
À l'instar d'autres voix de l'opposition ces derniers jours, Nouvelle Responsabilité place le président Bassirou Diomaye Faye devant ses responsabilités de chef d'État. Le communiqué est explicite : le parti « appelle le Président de la République du Sénégal et son gouvernement à accompagner pleinement cette dynamique diplomatique ».
Alors que le silence de la présidence sénégalaise continue de nourrir les interrogations, ce soutien d'Amadou Ba — ancien dauphin de Macky Sall passé dans l'opposition — renforce l'idée d'un consensus national grandissant autour d'une « candidature africaine forte » à la tête de l'organisation mondiale.