Mamadou Diop Decroix: "Je regrette d'avoir soutenu Ousmane Sonko, cela a été une grosse déception"

POLITIQUE
Lundi 26 Octobre 2026




Mamadou Diop Decroix regrette son alliance avec Ousmane Sonko et déplore son inaccessibilité  Allié de la première heure et soutien actif d’Ousmane Sonko depuis 2024, Mamadou Diop Decroix, leader de l'AJ/PADS (And-Jëf/Parti Africain pour la Démocratie et le Socialisme), a publiquement exprimé sa profonde amertume.

Dans une vidéo largement relayée, le vétéran de la classe politique fait part de ses regrets quant à son choix d'alliance, brisé par l'inaccessibilité du président de l'Assemblée nationale et le silence opposé à ses interpellations.

Figure historique de l'opposition sénégalaise et acteur clé des recompositions politiques ayant mené à l'alternance, Mamadou Diop Decroix avait fait le choix d’accompagner la dynamique portée par Ousmane Sonko et PASTEF. Un engagement qu'il qualifie aujourd'hui d'erreur de calcul face à la réalité de la gouvernance et aux méthodes de communication du sommet de l'État.

Le point de rupture semble motivé par un profond sentiment d'exclusion et de mépris institutionnel :

 Le leader de l'AJ/PADS déplore l'impossibilité totale d'entrer en contact direct avec l'actuel président de l'Assemblée nationale, malgré son statut d'allié politique et son expérience au service de la République.

 Pour illustrer son propos, Decroix révèle avoir adressé une correspondance officielle à Ousmane Sonko, demeurée à ce jour sans la moindre suite ni accusé de réception.

 Qualifiant cette situation d'inacceptable pour un partenaire politique, il qualifie son ralliement de source de profonde désillusion, dénonçant un manque de considération et de redevabilité démocratique envers les alliés.


Cette sortie au vitriol de Mamadou Diop Decroix illustre le malaise croissant qui traverse les cercles d'alliance autour du pouvoir. Alors que l'Exécutif et la majorité parlementaire font face à de fortes turbulences (notamment sur le front budgétaire de la LFR 2026 et les tensions institutionnelles), la distance prise par des figures politiques d'envergure témoigne d'une érosion du capital de confiance initial.