Alors que les sorties médiatiques et les complaintes se multiplient chez certains hauts responsables démis de leurs fonctions, une voix s'élève pour faire la leçon de la dignité et de la retenue républicaine. Ancienne Présidente du Conseil d'e Surveillance (PCS) de l'Agence sénégalaise de promotion des exportations (ASEPEX), Mame Marième Babou a réagi sans détour aux lamentations télévisées de son successeur récemment limogé.
Dans un commentaire poignant publié sur les réseaux sociaux, Mame Marième Babou a tenu à rappeler qu'il existe une manière noble de traverser les aléas de la vie publique. Remplacée à la tête du Conseil d'administration de l'ASEPEX, elle révèle vivre une injustice bien plus lourde depuis deux ans, loin des projecteurs et des plateaux de télévision.
« Depuis deux ans, privée de tout, je traverse injustement cette situation dans la dignité et avec une résilience absolue, sans broncher ni pleurnicher », a-t-elle souligné, marquant ainsi un contraste saisissant avec la posture de son successeur.
Un refus de réintégration au Port Autonome de Dakar dénoncé
Au-delà de la leçon de posture républicaine, Mame Marième Babou a levé le voile sur le préjudice professionnel qu'elle subit. Cadre comptant huit années de loyaux services au sein du Port Autonome de Dakar (PAD), elle affirme s'être vue refuser catégoriquement sa réintégration après la fin de son mandat à l'ASEPEX sous la gestion de l'ancien Directeur général du PAD, Waly Diouf Bodian.
"Depuis que j’ai été démise de mes fonctions de PCS, l’ex-DG du PAD, Waly Diouf Bodian, a catégoriquement refusé de me réintégrer au Port, après huit années de loyaux services en tant que cadre".
Plus grave encore sur le plan administratif, elle dénonce un flou juridique entretenu à son encontre le Port ne lui a jamais délivré le moindre document administratif formalisant ce refus de réintégration.
Elle rappelle avec force que « l'administration a toujours été écrite et formalisée », dénonçant une décision arbitraire prise en dehors des règles d'usage.
Malgré la privation de ses droits et l'injustice ressentie, Mame Marième Babou refuse de céder à l'amertume ou à la victimisation médiatique. Gardant la tête haute, elle dit placer sa confiance dans la justice et le temps pour être rétablie dans ses droits, quel que soit le régime en place.
« Je continue donc à faire face à cette situation avec dignité, malgré l’injustice que je ressens et dans l’espoir d’être rétablie dans mes droits. Par eux ou par un autre régime rek, mais jamais je ne me courberais. »
Une déclaration empreinte d'une grande force de caractère qui remet la dignité, l'éthique et la sérénité au cœur des valeurs requises chez les grands serviteurs de l'État.

