Mor Talla Guèye démissionne de la présidence du Conseil du FDCUIC et dénonce des "reniements multiples"

POLITIQUE
Mercredi 29 Juillet 2026

 Dans une déclaration au ton particulièrement ferme publiée ce mardi, Mor Talla Guèye a rendu publique sa démission de son poste de président du Conseil d'administration (PCA) du Fonds de développement des cultures urbaines et des industries créatives (FDCUIC). Il fustige un abandon des idéaux fondateurs du projet de rupture.   Du soutien au projet de souveraineté aux désillusions  

Dans sa tribune diffusée sur les réseaux sociaux, Mor Talla Guèye est revenu sur le sens de son engagement initial aux côtés de la majorité patriotique. Il rappelle avoir accepté ses fonctions administratives avec la conviction d'œuvrer pour une véritable transformation systémique du pays sous la conduite d'Ousmane Sonko et de PASTEF :
 

« Nous avons cru en la souveraineté, en la lutte contre le système et en la nécessité d’apporter un véritable changement. J'ai accepté de servir dans le respect des valeurs et des principes que nous avons toujours défendus. »


Le limogeage d'Ousmane Sonko comme élément déclencheur


La rupture semble s'être définitivement consommée à la suite des récents remaniements au sommet de l'État. Le départ d'Ousmane Sonko de la Primature, limogé en mai dernier par le président Bassirou Diomaye Faye et remplacé par Al Aminou Lô, marque, selon l'ex-PCA, un virage inquiétant pour la trajectoire du gouvernement.
 

Jugeant que la conduite des affaires publiques s'éloigne désormais des promesses faites aux citoyens, Mor Talla Guèye dénonce le retour des anciennes pratiques politiques :
 

« Les reniements se multiplient et le système que nous avons toujours combattu reprend progressivement sa place. »


Refus de complicité et fidélité aux principes  

Refusant de cautionner ce qu'il qualifie de « dérive », le désormais ancien président du Conseil d'administration réaffirme sa volonté de poursuivre son combat politique en dehors du cadre institutionnel réorganisé :
 

« Je refuse d’être complice de cette dérive. Nous poursuivrons le combat pour un Sénégal juste, souverain et fidèle aux idéaux qui ont suscité l’espoir de tout un peuple. L’engagement ne se limite pas à un poste, mais réside avant tout dans la fidélité à ses principes. »


Cette démission vient allonger la liste des départs enregistrés au sein des instances administratives et parapubliques, traduisant la reformatation politique en cours entre l'appareil présidentiel et la direction de PASTEF.