Le dénouement est officiel : Ndéye Saly Dieng Dieng est désormais libre de toute poursuite. La commission d’instruction de la Haute Cour de justice, présidée par le magistrat Abdoulaye Ba, a rendu un arrêt de non-lieu total en sa faveur. Notifiée à ses avocats le 3 mars 2026, cette décision met un point final à une procédure entamée il y a près d'un an.
Rappel des faits
Inculpée le 19 mai 2025, l'ancienne ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants était poursuivie pour un détournement présumé de 52 millions de FCFA dans le cadre de la gestion des fonds de riposte contre la pandémie de Covid-19. Pour obtenir sa liberté provisoire au début de l'instruction, elle avait dû consigner la somme de 57 millions de FCFA. L'arrêt rendu cette semaine vient infirmer les soupçons qui pesaient sur sa gestion et lave son honneur sur le plan judiciaire.
Au lendemain de cette annonce, Ndéye Saly Dieng Dieng a pris la parole. Loin de toute amertume ou esprit de revanche, elle a tenu à s'adresser aux Sénégalais dans une déclaration empreinte de sérénité. Elle a notamment qualifié cette période d'« épreuve » qu'elle a su traverser grâce à une foi inébranlable en son innocence.
« La décision de non-lieu vient confirmer ce que je n’ai jamais cessé d’affirmer depuis le premier jour », a-t-elle souligné, se décrivant comme une « républicaine convaincue ».
L'ancienne collaboratrice de Macky Sall a également exprimé sa profonde gratitude envers ses soutiens, citant les témoignages de solidarité venus de Dakar, du Ndiambour ou encore du Cayor. Selon elle, cette mobilisation nationale lui a apporté la « force nécessaire » pour affronter la procédure.
Malgré la rudesse de la bataille judiciaire, Ndéye Saly Dieng Dieng ne semble pas vouloir se retirer de la scène publique. Dans son message, elle a adressé un clin d'œil appuyé aux femmes, à la jeunesse et aux anciens du Sénégal. Elle s'est engagée à continuer de servir les citoyens avec « dignité, responsabilité et fidélité aux valeurs de la République ».
Cette décision de la Haute Cour de Justice marque une étape importante dans la série de dossiers liés aux fonds Covid-19, prouvant que l'examen rigoureux des faits par la commission d'instruction peut aboutir à une réhabilitation totale des responsables politiques mis en cause.