Les récentes déclarations d'Arona Coumba Ndoffène Diouf, membre de la mouvance Kiiraay, appelant ouvertement à s'en prendre au leader de PASTEF, Ousmane Sonko, ont suscité un tollé général et poussé l'appareil dirigeant du parti au pouvoir à saisir les autorités judiciaires.
Une charge violente et des appels au « piégeage » qui provoquent la tempête
Alors qu'il s'exprimait publiquement sur la crise institutionnelle et le rôle central joué par PASTEF à l'Assemblée nationale, l'ancien ministre-conseiller Arona Coumba Ndoffène Diouf a tenu des propos perçus comme une incitation directe à l'endroit d'Ousmane Sonko.
Évoquant des manœuvres politiques et des stratégies d'éviction, ses déclarations appelant à « piéger » le chef de PASTEF ont immédiatement franchi le seuil du débat démocratique pour virer à l'affrontement judiciaire.
Cette prise de parole explosive intervient alors qu'Arona Coumba Ndoffène Diouf, désormais positionné au sein de la plateforme Kiiraay et ouvertement candidat déclaré à la mairie de Dakar, multiplie les attaques au vitriol contre la majorité parlementaire de PASTEF.
Il accuse cette dernière d'« incompétence » et réclame depuis plusieurs semaines des arbitrages radicaux face au blocage des institutions.
La riposte de PASTEF : Saisine du Procureur et appel au chef de l'État
La réaction du parti au pouvoir ne s'est pas fait attendre. Par voie de communiqué, le Bureau Politique National de PASTEF-Les Patriotes a fermement condamné des propos jugés inacceptables et pénalement répréhensibles dans un État de droit.
PASTEF annonce avoir formellement interpellé le Procureur de la République afin que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur contre les menaces visant son président.
Le parti au pouvoir interpelle directement le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, lui demandant de mettre un terme immédiat aux dérives verbales émanant de membres de la mouvance alliée Kiiraay.
Tout en appelant ses militants au calme et à la retenue, le Bureau politique réaffirme sa détermination absolue à assurer la protection physique et politique d'Ousmane Sonko.
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Une défense sous forme de rétropédalage
Face à la tempête médiatique et aux risques de poursuites judiciaires, Arona Coumba Ndoffène Diouf a rapidement tenté de désamorcer la polémique en rejetant toute intention violente.
Selon ses explications, ses propos auraient été sortis de leur contexte et relevaient uniquement d'une métaphore politique sur les joutes et stratégies parlementaires, et non d'une quelconque menace physique.
Cette nouvelle vive altercation illustre le climat d'extrême nervosité politique qui règne au Sénégal à la veille de l'ouverture des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ Dakar 2026) et au cœur d'une négociation budgétaire hautement périlleuse pour l'avenir de la majorité.