Le député et leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, a une nouvelle fois vivement critiqué la trajectoire politique et socio-économique du Sénégal. Dans une sortie médiatique sans concession, le parlementaire s'en est pris au nouveau parti présidentiel Kiiraay ainsi qu'à la dynamique des ralliements politiques, déplorant un fossé grandissant entre les priorités de la classe dirigeante et les urgences quotidiennes de la population.
« Un Sénégal sous courant alternatif » : le contraste des JOJ 2026
Alors que les autorités concentrent une grande partie de leur communication sur les préparatifs des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ Dakar 2026), le député dresse un tableau sombre des réalités vécues par les Sénégalais sur le terrain.
« Tout semble normal dans ce Sénégal qui s’apprête à accueillir les JOJ, alors que sa population est laissée sous courant alternatif », dénonce-t-il.
Thierno Alassane Sall pointe du doigt la persistance des coupures et le manque d'accès à l'électricité, qui prive de nombreuses localités rurales de services élémentaires comme le fonctionnement des moulins ou le maintien d'équipements médicaux de base. L'accès à l'eau potable demeure également un casse-tête quotidien pour une grande partie des ménages.
Urgence sanitaire, insécurité et drame de l'émigration
Poursuivant son réquisitoire, le président de la République des Valeurs égraine les dysfonctionnements majeurs qui frappent les familles sénégalaises :
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Le système de santé à bout de souffle : « Tomber gravement malade est devenu une tragédie absolue : il faut d'abord trouver un centre de santé fonctionnel, avant de s'endetter pour espérer en payer les frais », déplore le parlementaire.
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La vie chère et les coûts de transport : Le poids exorbitant du prix du carburant étouffe les travailleurs et alimente l'inflation générale.
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Insécurité et drogue : Une hausse de l'insécurité urbaine et la progression inquiétante de la consommation de stupéfiants au sein de la jeunesse.
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Le désespoir de la jeunesse : L'absence de perspectives économiques continue d'alimenter les départs massifs par les voies irrégulières de l'émigration clandestine.
La recomposition politique raillée : « Le soupou kandja de la honte »
Ce qui indigne davantage le député, c'est le contraste entre cette détresse sociale et la ferveur qui entoure les manœuvres politiques autour de Kiiraay. Il fustige un débat national focalisé sur la transhumance politique et les ralliements d'opportunité au pouvoir en place.
« Mais tout cela semble normal au pays de Kiiraay. Si normal que le débat national se limite à savoir qui rejoindra ce parti "soupou kandja", concocté avec des condiments de Pastef, des os de l'APR, un zeste du PDS et un soupçon de Takku-Wallu. »
Par cette métaphore culinaire acide, Thierno Alassane Sall dénonce ce qu'il perçoit comme un assemblage d'intérêts personnels au détriment des grandes réformes de la République, appelant les gouvernants à remettre l'amélioration des conditions de vie des Sénégalais au cœur de l'action publique.
