Au lendemain des affrontements survenus le lundi 9 février sur le campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), la tension ne retombe pas. Alors que la communauté universitaire est encore sous le choc après le décès de l’étudiant en 2e année de Médecine Abdoulaye Ba, une vague d’interpellations visant des responsables d’amicales est signalée, tandis que le rectorat annonce des mesures conservatoires, dont la suspension des amicales.
Des arrestations de responsables étudiants signalées Selon les informations relayées par les étudiants, le président de l’Amicale des étudiants de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO), Cheikh Atab Sagna, a été interpellé dans la matinée du mardi 10 février. Quelques heures plus tard, le président de l’Amicale de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLHS), Demba Ka, a à son tour annoncé son arrestation.
Dans le même temps, des sources évoquent un nombre important d’interpellations intervenues au plus fort des heurts, certains parlant d’une centaine d’étudiants concernés. Le collectif des amicales a exigé la libération des étudiants détenus dans les commissariats.
À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué publiquement sur le nombre exact de personnes interpellées, les motifs précis ou chefs éventuellement retenus, le calendrier de présentation des personnes concernées.
Le rectorat acté : continuité des cours, suspension des amicales, comité ad hoc Dans un communiqué daté du 12 février 2026, le rectorat indique que le Conseil académique de l’UCAD s’est réuni en urgence le mercredi 11 février, sous la présidence du Recteur, le Pr Alioune Badara Kandi. Cette réunion portait sur la situation sécuritaire et les incidents du 9 février.
Après avoir présenté ses condoléances à la famille de l’étudiant décédé et à la communauté universitaire, le Conseil académique annonce plusieurs décisions, parmi lesquelles :
assurer la continuité des activités pédagogiques et scientifiques, dans le respect du calendrier universitaire ; suspendre, à titre conservatoire et jusqu’à nouvel ordre, les amicales d’étudiants ; mettre en place un comité ad hoc chargé de formuler des propositions sur les modalités de représentation des étudiants dans les instances universitaires ; instituer des cellules d’écoute destinées à accompagner les différentes composantes de l’UCAD (Étudiants, PER et PATS). Le Conseil académique réaffirme enfin son engagement en faveur de la manifestation de la vérité et du respect des principes qui fondent l’institution universitaire.
Enquêtes annoncées : un climat de crispation De son côté, la ministre de la Justice Yassine Fall a déclaré, lors d’un point de presse à la Primature, que des enquêtes sont annoncées pour faire la lumière sur les circonstances du décès d’Abdoulaye Ba.
Mais sur le terrain, la simultanéité entre la douleur liée au décès, les interpellations d’étudiants et de délégués, et la suspension des amicales (perçues par certains comme un canal de médiation), alimente un sentiment de rupture du dialogue, au moment même où la communauté universitaire réclame des réponses, de la transparence et un apaisement.
Dans une université déjà fragilisée par les tensions sociales, la séquence qui s’ouvre met l’UCAD face à une double urgence : la vérité sur le drame et la désescalade pour éviter que la crise ne s’enracine durablement.
Des arrestations de responsables étudiants signalées Selon les informations relayées par les étudiants, le président de l’Amicale des étudiants de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO), Cheikh Atab Sagna, a été interpellé dans la matinée du mardi 10 février. Quelques heures plus tard, le président de l’Amicale de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLHS), Demba Ka, a à son tour annoncé son arrestation.
Dans le même temps, des sources évoquent un nombre important d’interpellations intervenues au plus fort des heurts, certains parlant d’une centaine d’étudiants concernés. Le collectif des amicales a exigé la libération des étudiants détenus dans les commissariats.
À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué publiquement sur le nombre exact de personnes interpellées, les motifs précis ou chefs éventuellement retenus, le calendrier de présentation des personnes concernées.
Le rectorat acté : continuité des cours, suspension des amicales, comité ad hoc Dans un communiqué daté du 12 février 2026, le rectorat indique que le Conseil académique de l’UCAD s’est réuni en urgence le mercredi 11 février, sous la présidence du Recteur, le Pr Alioune Badara Kandi. Cette réunion portait sur la situation sécuritaire et les incidents du 9 février.
Après avoir présenté ses condoléances à la famille de l’étudiant décédé et à la communauté universitaire, le Conseil académique annonce plusieurs décisions, parmi lesquelles :
assurer la continuité des activités pédagogiques et scientifiques, dans le respect du calendrier universitaire ; suspendre, à titre conservatoire et jusqu’à nouvel ordre, les amicales d’étudiants ; mettre en place un comité ad hoc chargé de formuler des propositions sur les modalités de représentation des étudiants dans les instances universitaires ; instituer des cellules d’écoute destinées à accompagner les différentes composantes de l’UCAD (Étudiants, PER et PATS). Le Conseil académique réaffirme enfin son engagement en faveur de la manifestation de la vérité et du respect des principes qui fondent l’institution universitaire.
Enquêtes annoncées : un climat de crispation De son côté, la ministre de la Justice Yassine Fall a déclaré, lors d’un point de presse à la Primature, que des enquêtes sont annoncées pour faire la lumière sur les circonstances du décès d’Abdoulaye Ba.
Mais sur le terrain, la simultanéité entre la douleur liée au décès, les interpellations d’étudiants et de délégués, et la suspension des amicales (perçues par certains comme un canal de médiation), alimente un sentiment de rupture du dialogue, au moment même où la communauté universitaire réclame des réponses, de la transparence et un apaisement.
Dans une université déjà fragilisée par les tensions sociales, la séquence qui s’ouvre met l’UCAD face à une double urgence : la vérité sur le drame et la désescalade pour éviter que la crise ne s’enracine durablement.