Parmi les plus virulentes, celle de Waly Diouf Bodiang, cadre de Pastef et directeur général du Port autonome de Dakar, qui a dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu’il qualifie de « bêtise politique ». Dans un message largement relayé, il estime qu’un député qui ignore que l’Assemblée « ne peut être dissoute actuellement » n’a « rien à faire à l’hémicycle », avant de conclure par une formule cinglante sur « l’inintelligence » que l’argent ne pourrait pas corriger.
Au-delà du choc des mots, l’échange met surtout en lumière une question très concrète : la dissolution est-elle juridiquement possible à ce stade ? La Constitution sénégalaise encadre la prérogative présidentielle en précisant que la dissolution ne peut intervenir durant les deux premières années de la législature.
Or, la 15e législature, issue des législatives du 17 novembre 2024, a ouvert sa première session ordinaire le 2 décembre 2024, date communément retenue comme point de départ de l’installation de la nouvelle Assemblée.
En suivant cette règle, une dissolution ne serait donc envisageable qu’à partir du 2 décembre 2026, ce qui donne un fondement à l’argument de Waly Diouf Bodiang sur l’impossibilité « actuelle » de dissoudre.
L’intervention de l’ancien inspecteur des impôts et domaines, devenu figure politique en vue depuis sa nomination à la tête du Port autonome de Dakar, s’inscrit aussi dans une séquence où Pastef, fort d’une large majorité parlementaire issue des élections anticipées de 2024, défend la légitimité de l’actuelle configuration institutionnelle.
l’inverse, Anta Babacar Ngom tente de capitaliser sur un discours de « rupture inachevée » au Parlement, en dénonçant une opposition qu’elle juge marginalisée et peu écoutée, notamment sur ses propositions de loi.
Sur le plan politique, l’épisode illustre deux stratégies opposées. D’un côté, une opposition qui cherche à installer un rapport de force symbolique en appelant à une recomposition institutionnelle, avec un mot d’ordre fort et immédiatement lisible dans l’opinion. De l’autre, une majorité qui réplique en ramenant le débat sur le terrain du droit et des textes, tout en disqualifiant la démarche adverse au passage.
La virulence du ton employé par Waly Diouf Bodiang, même si elle parle à une partie de son camp, risque toutefois d’alimenter un climat de surenchère verbale, à rebours d’un débat apaisé sur le fonctionnement de l’hémicycle.
Reste que l’affaire pose une question plus large, qui dépasse l’impossibilité juridique immédiate : comment l’opposition peut-elle peser dans un Parlement dominé par une majorité confortable, et comment cette majorité gère-t-elle la pluralité des expressions sans donner prise au procès en mise à l’écart ?
Dans ce contexte, la discussion sur la dissolution, même théorique à court terme, devient un prétexte pour relancer le débat sur l’équilibre des pouvoirs, le temps parlementaire et la place des minorités.
En attendant, l’attaque de Waly Diouf Bodiang a eu un effet mécanique : replacer l’article constitutionnel au centre de la conversation, et rappeler que les symboles politiques, pour être efficaces, se heurtent souvent à des verrous juridiques.
Au-delà du choc des mots, l’échange met surtout en lumière une question très concrète : la dissolution est-elle juridiquement possible à ce stade ? La Constitution sénégalaise encadre la prérogative présidentielle en précisant que la dissolution ne peut intervenir durant les deux premières années de la législature.
Or, la 15e législature, issue des législatives du 17 novembre 2024, a ouvert sa première session ordinaire le 2 décembre 2024, date communément retenue comme point de départ de l’installation de la nouvelle Assemblée.
En suivant cette règle, une dissolution ne serait donc envisageable qu’à partir du 2 décembre 2026, ce qui donne un fondement à l’argument de Waly Diouf Bodiang sur l’impossibilité « actuelle » de dissoudre.
L’intervention de l’ancien inspecteur des impôts et domaines, devenu figure politique en vue depuis sa nomination à la tête du Port autonome de Dakar, s’inscrit aussi dans une séquence où Pastef, fort d’une large majorité parlementaire issue des élections anticipées de 2024, défend la légitimité de l’actuelle configuration institutionnelle.
l’inverse, Anta Babacar Ngom tente de capitaliser sur un discours de « rupture inachevée » au Parlement, en dénonçant une opposition qu’elle juge marginalisée et peu écoutée, notamment sur ses propositions de loi.
Sur le plan politique, l’épisode illustre deux stratégies opposées. D’un côté, une opposition qui cherche à installer un rapport de force symbolique en appelant à une recomposition institutionnelle, avec un mot d’ordre fort et immédiatement lisible dans l’opinion. De l’autre, une majorité qui réplique en ramenant le débat sur le terrain du droit et des textes, tout en disqualifiant la démarche adverse au passage.
La virulence du ton employé par Waly Diouf Bodiang, même si elle parle à une partie de son camp, risque toutefois d’alimenter un climat de surenchère verbale, à rebours d’un débat apaisé sur le fonctionnement de l’hémicycle.
Reste que l’affaire pose une question plus large, qui dépasse l’impossibilité juridique immédiate : comment l’opposition peut-elle peser dans un Parlement dominé par une majorité confortable, et comment cette majorité gère-t-elle la pluralité des expressions sans donner prise au procès en mise à l’écart ?
Dans ce contexte, la discussion sur la dissolution, même théorique à court terme, devient un prétexte pour relancer le débat sur l’équilibre des pouvoirs, le temps parlementaire et la place des minorités.
En attendant, l’attaque de Waly Diouf Bodiang a eu un effet mécanique : replacer l’article constitutionnel au centre de la conversation, et rappeler que les symboles politiques, pour être efficaces, se heurtent souvent à des verrous juridiques.