Une cérémonie solennelle qui trace les contours d'une profonde modernisation de l'institution, placée sous le signe de l'efficacité, de la digitalisation et du suivi rigoureux des rapports.
La séance d'installation a été présidée par Mamadou Thiaw, président de la Chambre des affaires administratives, faisant office de président de séance. L'événement a réuni le gotha de la magistrature et des finances du Sénégal, notamment : Mouhamadou Mansour Mbaye, premier président de la Cour suprême ; Mbacké Fall, président de la Cour d’appel de Dakar ; Ibrahima Ndoye, procureur de la République ; Cheikh Diba, ministre de l’Économie, des Finances et du Plan.
La fin des rapports sans suite : Un engagement ferme
L'une des principales attentes des citoyens sénégalais vis-à-vis de la Cour des comptes concerne les suites judiciaires et administratives données aux rapports d'audit. Conscient de cet enjeu de redevabilité, Abdoul Magib Guèye s'est voulu rassurant :
Le nouveau premier président a rappelé que le travail d'enquête de la juridiction s'articulera désormais rigoureusement autour du suivi des recommandations, de leur mise en œuvre effective, et du traitement systématique des déférés transmis aux institutions compétentes, à l'instar de la Chambre de discipline financière et des ministères concernés.
« Toutes les dispositions sont prises pour que les rapports de la Cour ne restent pas sans suite. »
Cap sur la digitalisation et l'intelligence artificielle
Pour accroître la vitesse et la pertinence des contrôles, Abdoul Magib Guèye mise sur une modernisation technologique de rupture. Il a ainsi plaidé pour une digitalisation accrue des procédures et l’appropriation des outils d’intelligence artificielle afin de renforcer la couverture et l’efficacité globale des travaux de la Cour.
Cette transition technologique s'accompagnera d'un vaste plan de renforcement des capacités du personnel, marqué par : l'élaboration de nouveaux dispositifs de gestion de la qualité des travaux ; un programme de formation continue structuré ; le projet de création d'un centre de formation interne dédié à l'institution.
Vers des rapports thématiques sectoriels (Énergie, Sociétés publiques, Justice)
Autre réforme majeure annoncée par le nouveau premier président : la transformation du format et de la périodicité du rapport public. Abdoul Magib Guèye souhaite instaurer une parution plus régulière et développer des rapports thématiques sectoriels.
Cette nouvelle approche permettra à la Cour des comptes d'investiguer en profondeur des secteurs spécifiques de l'économie nationale, tels que l'énergie, les collectivités locales, les sociétés publiques ou encore la justice, d'en identifier les problématiques majeures et d'assurer un suivi post-évaluation extrêmement rigoureux.
Pour accroître la vitesse et la pertinence des contrôles, Abdoul Magib Guèye mise sur une modernisation technologique de rupture. Il a ainsi plaidé pour une digitalisation accrue des procédures et l’appropriation des outils d’intelligence artificielle afin de renforcer la couverture et l’efficacité globale des travaux de la Cour.
Cette transition technologique s'accompagnera d'un vaste plan de renforcement des capacités du personnel, marqué par : l'élaboration de nouveaux dispositifs de gestion de la qualité des travaux ; un programme de formation continue structuré ; le projet de création d'un centre de formation interne dédié à l'institution.
Vers des rapports thématiques sectoriels (Énergie, Sociétés publiques, Justice)
Autre réforme majeure annoncée par le nouveau premier président : la transformation du format et de la périodicité du rapport public. Abdoul Magib Guèye souhaite instaurer une parution plus régulière et développer des rapports thématiques sectoriels.
Cette nouvelle approche permettra à la Cour des comptes d'investiguer en profondeur des secteurs spécifiques de l'économie nationale, tels que l'énergie, les collectivités locales, les sociétés publiques ou encore la justice, d'en identifier les problématiques majeures et d'assurer un suivi post-évaluation extrêmement rigoureux.