La guerre des clans est officiellement déclarée au Parti Socialiste (PS). Dans un entretien sans concession accordé au quotidien Wal fadjri ce lundi, le maire de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, a vivement répliqué aux attaques de la Secrétaire Générale du parti, Aminata Mbengue Ndiaye.
Accusé d’être derrière les violences du 13 juin dernier à la Maison du parti, l’ancien ministre sous Macky Sall rejette en bloc et dénonce l'introduction de « gros bras » pour étouffer toute tentative de refondation.
Le Parti Socialiste tangue dangereusement. Quelques semaines après les violences inédites qui ont secoué la Maison du parti, entraînant sa fermeture temporaire, les masques tombent.
Récemment taxé de diriger un « groupe dissident » par la Secrétaire Générale Aminata Mbengue Ndiaye, Alioune Ndoye, figure de proue du manifeste de refondation « Dundal PS », a décidé de rompre le silence pour livrer sa vérité.
Le démenti catégorique d'un « prétendu coupable »
Face aux accusations graves qui pèsent sur les initiateurs de « Dundal PS », l’édile de Dakar-Plateau ne fléchit pas. Bien au contraire, il inverse la charge de la culpabilité.
Pour Alioune Ndoye, la crise actuelle n'est que le résultat d'un malaise profond, exacerbé par la gouvernance de l'actuelle direction du parti.
L’ombre des « gros bras » à la Maison Léopold-Sédar-Senghor
L’ancien ministre ne s'est pas arrêté au simple démenti. Il accuse ouvertement la Secrétaire Générale de mener une « stratégie du pourrissement » bien orchestrée pour tuer dans l'œuf toute velléité de réforme ou de modernisation des structures socialistes.
Parmi les griefs les plus lourds, Alioune Ndoye dénonce : Le contournement des instances statutaires indispensables à la vie démocratique du parti. L’introduction délibérée de « gros bras » (nervis) au sein du siège historique, recrutés en dehors de toute chaîne régulière. Une rupture avec la tradition de fraternité qui a toujours prévalu au sein de la Maison du parti. Selon le maire, ce sont précisément ces groupes de sécurité informels, « acheminés et encadrés pour intimider des militants dûment mandatés », qui ont sciemment créé les conditions des débordements sanglants du 13 juin.
La preuve par la vidéo : « Elle dit tout du climat de violence »
Pour appuyer ses propos, Alioune Ndoye s'en remet aux faits et aux images qui ont circulé en boucle sur les réseaux sociaux. Une séquence le montre en effet bloqué à l'entrée de sa propre formation politique.
Pour lui, cette scène résume à elle seule l'atmosphère de suspicion et de brutalité importée par la direction actuelle.
La bataille des textes contre les « structures fantômes »
Le maire de Dakar-Plateau rappelle que les partisans de « Dundal PS » n'ont jamais dévié de la légalité. Lettres officielles, communiqués publics, sommations interpellatives contre la diffusion de « faux communiqués » d'unions régionales fantômes : le camp des refondateurs affirme avoir choisi la seule voie institutionnelle.
Le message est clair, et le bras de fer pour l'héritage de Léopold Sédar Senghor ne fait que commencer.
Accusé d’être derrière les violences du 13 juin dernier à la Maison du parti, l’ancien ministre sous Macky Sall rejette en bloc et dénonce l'introduction de « gros bras » pour étouffer toute tentative de refondation.
Le Parti Socialiste tangue dangereusement. Quelques semaines après les violences inédites qui ont secoué la Maison du parti, entraînant sa fermeture temporaire, les masques tombent.
Récemment taxé de diriger un « groupe dissident » par la Secrétaire Générale Aminata Mbengue Ndiaye, Alioune Ndoye, figure de proue du manifeste de refondation « Dundal PS », a décidé de rompre le silence pour livrer sa vérité.
Le démenti catégorique d'un « prétendu coupable »
Face aux accusations graves qui pèsent sur les initiateurs de « Dundal PS », l’édile de Dakar-Plateau ne fléchit pas. Bien au contraire, il inverse la charge de la culpabilité.
« Je récuse avec la plus grande fermeté cette tentative de [nous] faire porter la responsabilité d’événements dont, en vérité, nous avons été, les premiers, victimes », a-t-il martelé dans les colonnes de Wal fadjri.
Pour Alioune Ndoye, la crise actuelle n'est que le résultat d'un malaise profond, exacerbé par la gouvernance de l'actuelle direction du parti.
L’ombre des « gros bras » à la Maison Léopold-Sédar-Senghor
L’ancien ministre ne s'est pas arrêté au simple démenti. Il accuse ouvertement la Secrétaire Générale de mener une « stratégie du pourrissement » bien orchestrée pour tuer dans l'œuf toute velléité de réforme ou de modernisation des structures socialistes.
Parmi les griefs les plus lourds, Alioune Ndoye dénonce : Le contournement des instances statutaires indispensables à la vie démocratique du parti. L’introduction délibérée de « gros bras » (nervis) au sein du siège historique, recrutés en dehors de toute chaîne régulière. Une rupture avec la tradition de fraternité qui a toujours prévalu au sein de la Maison du parti. Selon le maire, ce sont précisément ces groupes de sécurité informels, « acheminés et encadrés pour intimider des militants dûment mandatés », qui ont sciemment créé les conditions des débordements sanglants du 13 juin.
La preuve par la vidéo : « Elle dit tout du climat de violence »
Pour appuyer ses propos, Alioune Ndoye s'en remet aux faits et aux images qui ont circulé en boucle sur les réseaux sociaux. Une séquence le montre en effet bloqué à l'entrée de sa propre formation politique.
« La vidéo qui m’a montré retenu à la grande porte de la Maison du parti par des gros bras, épaulés par des policiers, alors que je suis secrétaire national, secrétaire général d’un département et d’une coordination, secrétaire général de section et de comité, n’est pas un montage », rappelle-t-il avec amertume.
Pour lui, cette scène résume à elle seule l'atmosphère de suspicion et de brutalité importée par la direction actuelle.
La bataille des textes contre les « structures fantômes »
Le maire de Dakar-Plateau rappelle que les partisans de « Dundal PS » n'ont jamais dévié de la légalité. Lettres officielles, communiqués publics, sommations interpellatives contre la diffusion de « faux communiqués » d'unions régionales fantômes : le camp des refondateurs affirme avoir choisi la seule voie institutionnelle.
« Ceux qui recourent aux gros bras et aux montages de structures fantômes ne peuvent pas, en plus, se draper dans la tige de la victime », tranche Alioune Ndoye.
Le message est clair, et le bras de fer pour l'héritage de Léopold Sédar Senghor ne fait que commencer.