​Formation professionnelle : Babo Amadou Ba limogé, Soulèye Kane prend les rênes du 3FPT

POLITIQUE
Vendredi 17 Juillet 2026

Le vent du renouveau et de la restructuration continue de souffler sur les directions stratégiques du Sénégal. Le Fonds de Financement de la Formation professionnelle et technique (3FPT), un levier essentiel pour l’employabilité des jeunes et le renforcement des compétences sectorielles, change de direction.


Babo Amadou Ba a été officiellement limogé de son poste de Directeur général. Pour lui succéder, le chef de l'État a misé sur Soulèye Kane.
 
Babo Amadou Ba, économiste et enseignant-chercheur,  dirigeait le 3FPT depuis le 15 mai 2024. Docteur en sciences de gestion, il avait engagé plusieurs chantiers durant son passage à la tête du Fonds, revendiquant notamment le financement de centaines de projets et l’accompagnement de plusieurs centaines de milliers de bénéficiaires dans le cadre des politiques de développement des compétences.

Son parcours au sein de l’administration s’était construit en lien étroit avec le mouvement Pastef, qu’il avait rejoint dès 2017.


Le profil du nouveau Directeur général : L'expertise technique au pouvoir

La nomination de Soulèye Kane marque une volonté manifeste de dépolitiser ou, du moins, de techniciser la gestion de cette structure hautement stratégique. En effet, le nouveau Directeur général est un Inspecteur principal de la Formation professionnelle et technique.


Contrairement à des nominations purement partisanes, le choix de Soulèye Kane repose sur une solide expertise sectorielle. Grand connaisseur des rouages de l'enseignement technique, des référentiels de compétences et des défis liés à l'insertion des jeunes sur le marché du travail, il aura la lourde tâche d'optimiser l'allocation des ressources du fonds.

 
Les défis majeurs qui attendent Soulèye Kane au 3FPT
 



Le 3FPT occupe une place centrale dans l'architecture économique du Sénégal, servant de passerelle entre le système éducatif et le monde de l'entreprise. Le nouveau Directeur général devra immédiatement s'atteler à plusieurs chantiers prioritaires.


Il s’agit notamment de veiller à ce que les financements alloués aux structures de formation et aux entreprises répondent strictement aux besoins réels de l'économie nationale. Il faudra aussi réorienter et moderniser les offres de formation professionnelle, notamment dans les secteurs porteurs comme le numérique, l'agriculture moderne, l'énergie et l'industrie.


Ce changement s'inscrit dans la droite ligne des grandes orientations du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui multiplie les réajustements au sein des agences et directions nationales pour aligner l'appareil d'État sur les objectifs d'efficacité et de souveraineté économique du pays.

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