​Talla Sylla interpelle Diomaye Faye : « Il faut dissoudre l’Assemblée nationale dès décembre 2026 »

POLITIQUE
Vendredi 7 Aout 2026


Face au risque de blocage institutionnel et au climat politique tendu marquant les récentes sessions parlementaires, le président du parti Jëf Jël, Talla Sylla, est sorti du silence. Dans une lettre ouverte adressée à Thiès au chef de l'État Bassirou Diomaye Faye ce vendredi 7 août 2026, l'ancien député appelle à une pacification urgente de l'espace public et formule une proposition clé : la dissolution de l'Assemblée nationale d'ici la fin de l'année.


Le constat d'un « équilibre de la terreur » à l'Assemblée


Avertissant contre la paralysie des institutions, Talla Sylla fustige l'utilisation actuelle des prérogatives parlementaires au sein de l'hémicycle. Selon lui, la majorité acquise lors des législatives du 17 novembre 2024 dénature le mandat accordé par les citoyens en transformant l'Assemblée en une arène d'affrontements claniques :
 
« Les institutions de la République ne doivent jamais servir d’armes de destruction massive ou d’entraves à l’action publique. Elles sont le patrimoine commun de la Nation. Tout député, une fois l'écharpe ceinte, est censé représenter la Nation tout entière, et non les humeurs ou les agendas d'un clan. »

La dissolution de décembre 2026 comme voie de sortie de crise


Pour surmonter ce qu'il qualifie de « zone de turbulences », le leader de Jëf Jël exhorte le président de la République à trancher le nœud gordien en renvoyant les acteurs politiques devant les électeurs. Il préconise une dissolution officielle de l'Assemblée nationale dès le mois de décembre 2026. Cette échéance permettra au peuple souverain de redistribuer la légitimité parlementaire sur des bases clarifiées.


Un appel à des concertations immédiates pour « le retour à l'essentiel »


Dans l'attente de cette clarification électorale, Talla Sylla invite le chef de l'État à instruire son ministre de l'Intérieur pour l'ouverture immédiate de larges concertations inclusives réunissant la classe politique et la société civile.


Rappelant que les urgences de la population sénégalaise restent l'emploi, la santé, le logement, l'éducation et la sécurité globale, il conclut en appelant le pouvoir exécutif à privilégier la stabilité de l'État et la raison républicaine face aux querelles de positionnement.