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Alioune Tine charge Diomaye sur la “sécurité excessive” et juge Sonko “mal placé” à la Primature

POLITIQUE
Mercredi 21 Janvier 2026

Dans une nouvelle sortie médiatique, Alioune Tine, fondateur d’Afrika Jom Center, a critiqué à la fois le style sécuritaire du nouveau pouvoir et certaines options politiques du tandem exécutif. Dans un entretien accordé à Source A TV et largement repris par la presse en ligne ces 20–21 janvier 2026, le défenseur des droits humains dénonce une “culture de la sécurité excessive” autour du Palais, estime que le lieu est devenu “privatisé” et juge que le Premier ministre Ousmane Sonko a commis une “erreur stratégique majeure” en acceptant la Primature. 

“Culture de la sécurité excessive” : le Palais au cœur de la critique

Alioune Tine reproche au Président Bassirou Diomaye Faye d’avoir maintenu des restrictions héritées de l’ère Macky Sall, notamment l’interdiction de se faire photographier devant le Palais. Il rappelle qu’“sous Wade, on pouvait se photographier devant le palais”, avant d’ajouter que le nouveau président “n’aurait pas dû laisser prospérer” cette décision. 

Dans la même veine, il avance que “le palais de la République, qui appartient au peuple, est aujourd’hui privatisé”, accusant ainsi l’État de refermer un espace symbolique qui relève du bien commun. 

Sonko à la Primature : “erreur stratégique majeure”

Sur le plan politique, Alioune Tine vise directement l’architecture du pouvoir. Il estime qu’Ousmane Sonko “n’aurait jamais dû accepter le poste de Premier ministre” et que, compte tenu de son leadership, sa place “devait” être plutôt à l’Assemblée nationale.

Derrière cette critique, il suggère un problème d’efficacité politique et de cohérence institutionnelle : selon lui, certaines tensions et divergences ne se limiteraient plus au duo Président–Premier ministre mais se diffuseraient au gouvernement et même au Parlement. 

FMI vs emprunts régionaux : l’argument de la “contradiction”

Autre angle de son intervention : Alioune Tine pointe ce qu’il décrit comme une incohérence entre un discours très critique vis-à-vis du FMI et le fait de continuer à s’endetter sur le marché régional, “à des taux plus élevés”. 

Sur le fond, des analyses économiques récentes notent effectivement que le Sénégal a recouru à des émissions sur le marché régional dans un contexte de conditions financières plus coûteuses (hausse des rendements obligataires, émissions à court terme “à des taux élevés”). 

Une ligne qui s’inscrit dans ses sorties précédentes sur la crédibilité financière

Cette critique s’insère dans une série de prises de position où Alioune Tine met l’accent sur la gestion du discours public et ses effets sur la crédibilité économique. Début janvier 2026, il appelait déjà à une conduite plus “stratégique” des discussions avec le FMI, allant jusqu’à suggérer que le Premier ministre dirige lui-même la délégation de négociation pour éviter les “couacs” de communication. 

En octobre 2025, il évoquait déjà l’idée que certains discours officiels pouvaient fragiliser la crédibilité du Sénégal face au FMI — un thème devenu récurrent dans le débat public autour de la dette et de la transparence. 

 


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