Ce vote de rejet met un coup d'arrêt immédiat au texte défendu par le Ministre de l'Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, sans même l'ouverture d'une discussion générale.
Un vote sans équivoque dans l'hémicycle
Le scrutin s'est soldé par une majorité écrasante en faveur de la question préalable :
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Participants : 132 députés votants sur les 165 inscrits.
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Pour : 109 voix (82,58 % des suffrages exprimés).
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Contre : 20 voix (15,15 %).
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Abstentions : 3 voix (2,27 %).
Conformément aux dispositions de l'article 83 du Règlement intérieur de l'Assemblée nationale, la validation de cette motion entraîne le rejet pur et simple du projet de loi. Le texte gouvernemental est ainsi écarté avant toute étude au fond par la représentation parlementaire.
Choc de visions : « Sincérité budgétaire » contre « Plan de redressement »
À l'origine de cette initiative, le député Amadou Ba a justifié la question préalable en dénonçant un défaut majeur de sincérité budgétaire dans le document soumis par l'exécutif. Il s'est notamment interrogé sur :
- La crédibilité et la vraisemblance de la prévision du déficit public arrêté à 7,6 % du PIB ;
- La faisabilité de l'exécution de 644 milliards de FCFA d'investissements sur ressources extérieures d'ici la fin de l'exercice annuel.
Tout en précisant ne pas contester la nécessité d'arriver à un accord avec le Fonds monétaire international (FMI), Amadou Ba a estimé que les bases comptables présentées ne permettaient pas une délibération sereine.
Face à cette offensive, le ministre Cheikh Diba a vivement répliqué. Repoussant les accusations de manquement à la sincérité budgétaire, le garde des finances de l'État a soutenu que l'enjeu réel de cette LFR résidait dans l'urgence du Plan de redressement économique et social (PRES). Regrettant l'issue du vote, Cheikh Diba a accusé la majorité parlementaire d'avoir choisi de « fuir le débat » sur les solutions économiques apportées au pays.
