Le Sénégal et l'Afrique post-Pandémie : quelle prospective ?

TRIBUNE LIBRE
Mardi 5 Mai 2020

C’est dans la crise profonde que se révèlent les desseins inavoués.  En pleine tourmente mondiale sur le COVID-19, deux funestes individus ont cru bon de projeter des tests sur les Africains. Au-delà des réactions, des émotions et autres condamnations feintes, la raison veut que les victimes désignées aient pleinement conscience de ce qui s’ourdit contre elles pour y faire échec. Il y a eu des excuses ça et là, des démentis par-ci par-là sur les propos abominables, racistes et condescendants de Camille Locht et Jean Paul Mira. Il y a même eu une sorte d’assurance donnée à ses ‘’amis’’ et pairs d’Afrique par celui qui s’en prenait à la fertilité des femmes africaines il y a quelques années. On passerait bien dessus tout ça comme au bon vieux temps, tendre l’autre joue et se taire. Ce temps doit être révolu car c’est méconnaitre les idées et plans que d’aucuns et d’autres ont pour le continent noir et son peuple. 
 
Faire des Africains les cobayes de l’Europe, ce n’est pas nouveau. Des campagnes de vaccination ont eu des conséquences désastreuses sur notre continent. Nos gouvernants censés nous protéger n’ont eu d’yeux que pour les subsides qu’ils en récoltaient pour leurs comptes. Un milliardaire américain devenu ‘’bienfaiteur’’ de l’humanité et prédicateur de pandémies, a développé l’idée que la Planète ne sera sauvée que par la réduction des populations avec des vaccins pendant qu’on lui déroule le tapis rouge dans des palais africains. Quel manque de discernement !
 
 La vigilance et la veille doivent être de mise plus que jamais. Les gouvernements africains sont tenus de refuser tout vaccin qui leur sera vendu comme ‘’anti-corona’’, il n’en existe pas. Si un État s’entête et ’’vend’’ sa population, certains en sont très capables, suivez mon regard, que les citoyens, Leaders d’opinion, chefs religieux et coutumiers, médecins et chercheurs, se lèvent et refusent toute forme de vaccination dans ce pays. Il y va de l’avenir de l’Afrique. Ils peuvent avoir leur agenda mais nous sommes libres de refuser.
 
Pour vaincre cette maladie, au-delà de la Prière fortement recommandée pour les croyants, ayons une approche locale dans la recherche de solutions. Oui aux mesures barrières mais non au confinement ! Il est d’utilité très relative pour notre pays et son efficience n’est nullement garantie. Le spectacle sur les quais de Pêche de Mbour, dans les marchés de Dakar et autres surfaces ‘’ européanisées’’ est un bien plus grand vecteur de transmission que des fidèles sacrifiant à la Prière dans les lieux de culte. La nourriture est tout autant spirituelle que physiologique. Ouvrez nos mosquées et églises ! Les croyants s’y sentent plus protégés qu’ailleurs. Que le port du masque soit obligatoire ! Que les Milliards annoncés servent à dépister en masse, à isoler et traiter les malades, à doter nos hôpitaux, dans le dénuement total, d’équipements et des ressources nécessaires ! Que les Milliards annoncés servent à financer nos chercheurs et étudiants qui rivalisent d’ingéniosité pour apporter des solutions pratiques à nos problèmes actuels et à venir ! ESP et EPT sont un bon vivier pour le futur. Une bonne politique d’innovation et de recherches aurait créé quelques milliers d’emplois autour de ces 2 bassins d’ingénierie. Que les Milliards annoncés servent à reconvertir nos vaillants tailleurs et fasse renaitre une industrie textile qui dans les 12 prochains mois produirait tous les masques et EPI dont notre pays aura besoin.
 
Ne perdons pas de temps à attendre des solutions venues d’officines prédatrices depuis plus de 500 ans. Il y a en nous-mêmes et autour de nous-mêmes le début des solutions à nos problèmes. Il suffit de penser ‘’out of the box’’ et ne pas attendre de directives de pensée d’un autre pays. Notre plus grand mal réside en l’impossibilité maladive et infantile de nos dirigeants à faire sans ‘’consulter Paris’’.  Seul l’ancien Président Abdoulaye Wade sortait des sentiers battus.
Comment nous en sortir après la belle unanimité derrière le PR et ce malgré les réserves de certains esprits sceptiques sur les visées réelles de cet état de ‘’guerre’’. Le folklore des audiences, la théâtralisation des déclarations ‘’sortie d’audience’’, les parfums de scandales autour de la distribution des vivres et les dons banderolisés ont rappelé au vaillant Peuple que le séjour du tronc d’arbre n’en fera pas un crocodile.
 
Les politiciens au pouvoir n’ont d’objectif que de s’y maintenir. Toute occasion est bonne pour cela. De la crise au drame, tout est bon pour faire de la politique. Même la stigmatisation est aussi utile à leurs desseins. La petite politique politicienne n’est pas de rigueur en ces circonstances Messieurs. Épargnez-nous vos calculs d’épicier et faites face ou rendez le tablier ! Le pays regorge surement d’hommes et de femmes moins bavards, plus efficaces et ayant une vision.
 
Le spectacle de dons de denrées de base à de dignes citoyens confinés et aux abois, filmé, capturé et diffusé à l’instantané est une honte pour un pays qui se voulait auto-suffisant en 2017. Le Sénégal est arrosé par 4 fleuves et 2 bras de mer, avec plus de 3.8 millions d’hectares de terres cultivables, si son gouvernement redoute la famine au point de distribuer du riz importé en si grande quantité, c’est révélateur de l’anomalie qui sévit dans notre pays.
 
Il n’y a pas de quoi pavoiser à rendre à quelqu’un sa ristourne des impôts et taxes payés par ses enfants ou ses parents ou lui-même. Pathétique, quand chaque leader politique local trimballe sacs de riz et caisses de sucre pour faire filmer une scène qu’il espère que le grand manitou verra de son Palais. ‘’Shame on You !’’ Des bonnes volontés citoyennes et anonymes font chaque jour mille fois plus sans tambour ni trompettes et dans le respect total de la dignité des bénéficiaires. La Côte d’Ivoire, par mobile transfert, a apporté soutien financier à ses citoyens sans folklore.
Si le Travail que l’on vient de fêter était valorisé à sa juste valeur et si les emplois promis étaient créés suivant une politique fortement réfléchie et adossée sur la viabilité des entreprises nationales, nous ne serions pas à nous interroger sur l’opportunité du confinement. Tout a été fait de travers. De l’Éducation à la Santé, de l’Agriculture à l’Industrie, des Infrastructures à l’Énergie ! Quand ce n’est pas des multinationales qui s’en accaparent pour expatrier leurs bénéfices, c’est le Gouvernement qui asphyxie les initiatives d’entreprises locales. Dans un pays ou les privés locaux mendient leur pitance à des multinationales et entreprises étrangères sur leur propre sol, ce pays, à moins de faire l’autruche, ne peut offrir aucun avenir à ses enfants. Tous les slogans n’y pourront rien et l’émergence ne sera que chimère.
 
Tiens ou sont le CESE et le HCCT et autres institutions gouffre de milliards pour caser copains et coquins ? Entend-on encore parler de certains ministères quand d’autres brillent par leurs tâtonnement et cafouillage dans la mise en œuvre de la riposte ? C'est en période de crise que l'on se rend compte de l'inutilité de certaines institutions et de plusieurs départements ministériels. Dans la prospective, Il faut définir les priorités de souveraineté nationale. S’assurer d’un consensus populaire, social et politique et y investir de façon efficiente avec des paramétrages chiffrés et des échéanciers réalistes, sans partisannerie ni politisation et de façon inclusive. La Santé, l’Éducation et la Formation, l’Agriculture, la Sécurité, l’Énergie et les Infrastructures nous ont toujours paru fondamentales si l’on ambitionne de retrouver notre dignité en tant que Peuple. Si nous réussissons ce pari, nous ne serons plus obligés de faire des courbettes à des donateurs ou institutions impérialistes. L'effet d'entraînement profitera aux autres secteurs de la vie socio-économique.
 
Une nouvelle configuration géopolitique se dessine au plan mondial. L’Afrique ne saurait en être spectatrice. Les appels à l’annulation des dettes ne sont pas la panacée. Ils nous font passer pour d’éternels mendiants incapables de faire face à leurs obligations : « beggars » countries. Il est vrai que toute dette est un instrument d’asservissement mais les dirigeants qui en réclament l’annulation peuvent-ils faire preuve de transparence et de traçabilité de tous les fonds reçus ?  Il faut plutôt faire un audit de l’exécution de ces dettes, juger de leur pertinence et utilité et au besoin en renégocier les affectations et les échéances. La pandémie sert à nos bailleurs pour éviter une crise financière par la suppression des restrictions budgétaires et autres mesures de contrainte, faisons en sorte qu’elle serve à nos économies débitrices comme rampe de lancement pour assoir une véritable souveraineté sur nos ressources. Avec un moratoire conséquent sur les paiements de la dette, un bon dirigeant soucieux d’avenir peut rebâtir son économie et apporter la prospérité à son Peuple.
 
Sur le continent, les pays devront redéfinir leur modèle économique et s'appuyer sur des souverainetés propres identifiées. Il ne s'agira pas de recopier des modèles en décadence. Ces souverainetés devront être fondées sur la sociologie réelle des peuples. Nos pays gagneront à s'industrialiser de manière complémentaire dans des ensembles ethno-socioculturels viables et à développer le commerce intra-africain. L’Agriculture du Ghana, de la Cote d’ivoire, du Libéria et du Burkina Faso, si intégrée, peut nourrir les plus de 300 Millions d’Ouest-africains et au-delà. Une organisation confédérée de ces Etats en ferait un bel ensemble géographique harmonisé sur un marché domestique de plus 80 Millions d’habitants. Le Sénégal, le Mali, la Guinée-Conakry, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Sierra-Leone avec plus de 60 Millions d’âmes, sur un espace territorial intégré, feraient pâlir bien de pays qui nous font l’aumône séparément.
 
Au Sénégal, notre État devra se refonder ou même muter pour épouser l’identité sociologique véritable du peuple sénégalais et en représenter une émanation de ses composantes les plus diverses. Loin du modèle importé ou la pâle copie du colonisateur qui en tient lieu. Il est venu le temps des ruptures avec le passé qui nous a été imposé et les relations qui en découlent. La rupture du cordon ombilical peut être certes douloureuse mais la guérison est inéluctable. Nous devrons commencer par imposer notre souveraineté sur notre Économie et récupérer cet outil essentiel d’indépendance qu’est la monnaie. La pandémie ne saurait réfréner les ardeurs contre le CFA même si certains l’espèrent vivement. Les mêmes qui liront ces lignes en cherchant dans leurs têtes des arguments pour les contrer suivant en cela les ordres de leurs maitres à penser qui ont fini de leur inculquer que sans le colonisateur, ils ne sont capables de rien faire dans leur propre pays. Leurs combats sont d’arrière-garde.
 La lueur d’espoir qui nous vient de la Grande ile de Madagascar sera surement le Soleil de la Souveraineté africaine si nos chefs d’État savent en décrypter le signal.
Nul besoin de rappeler que le problème de l’Afrique c’est d’avoir rencontré la France ! 

Moussa A. Diaw
Mouvement Sénégal Préférence Nationale
Moussaonline@gmail.com

PS :
-Nos fortes pensées à tous les Sénégalais de la Diaspora à qui leur État refuse des sépultures sur leur propre terre mère. Le comble de l’indignité !
- Soutien et compassion à tous les fonctionnaires à qui les Banques empêchent de souffler. La même chose que leur maison-mère offre gracieusement sous d’autres cieux.

-Hommage à tous les personnels de la Santé à travers le Pr Moussa Seydi et ses collègues.
-Gloire à Khadimou Rassoul dont le Vénéré Représentant ne cesse de nous montrer la véritable voie du Salut
Deweneti ! Que Grâces et Miséricorde d’ALLAH soient abondamment répandues sur le Sénégal, l’Afrique et le Monde ! 
 
 


1.Posté par Freedom Fighter For Africa 3FA le 05/05/2020 08:17 (depuis mobile)
RIGHT BRO MAD, IL Y A 1 RELENT DE GROSSE CONNERIE EN AFRIQUE DÉVOILÉE PAR CE CORONA!

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