Paix, unité des guides religieux, chômage des jeunes : Ainsi parlait le défunt Khalife…

COUP DE COEUR
Jeudi 11 Janvier 2018

De son vivant, le défunt Khalife général des Mourides n’avait cessé de rappeleraux Sénégalais les recommandations du fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba.


 
Serigne Sidy Moctar Mbacké était un homme ouvert d’esprit. Un régulateur social. Un missionnaire car, il était dans une position qui faisait de lui une autorité en matière d’appel à la solidarité, à l’unité nationale. Ainsi, de son vivant, le défunt Khalife des mourides n’avait cessé de rappeler les recommandations de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. “Ceci est la voie que Khadimou Rassoul nous a tracée’’, disait-il souvent à la suite de ses discours.

Mieux, il a toujours exhorté les Sénégalais au travail et à éviter les polémiques ainsi que les gaspillages. “Car le seul moyen de développer un pays réside dans l’ardeur au travail suivant les principes d’intégrité et de rectitude’’, disait-il. Lors de la cérémonie officielle de la 118ème édition du Magal de Touba, il avait lancé un appel afin de cultiver davantage la paix et maintenir la stabilité du pays’’. C’était juste après l’élection de Macky Sall à la tête du pays. A ce dernier, Serigne Sidy Moctar lui demandait de gouverner “dans la paix et la tolérance’’. Toujours dans ses prêches, le petit-fils de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké avait l’habitude de s’adresser aux chefs religieux.

Il les exhortait à continuer d’être unis et soudés. Ceci, afin d’être assez forts pour se constituer en boucliers de l’Islam “contre les agressions provenant de ses ennemis qui visent à corrompre la foi des musulmans à travers des écrits et des paroles portant atteinte au Prophète Mohamed (Psl)’’. Mieux, il encourageait tous les dignitaires religieux à s’investir davantage dans l’édification d’écoles coraniques et dans l’enseignement des préceptes islamiques aux enfants afin que ceux-ci puissent être éduqués suivant les principes et les valeurs de l’Islam. Convaincu que “toutes les crises morales et spirituelles auxquelles le monde est en proie procè- dent de la relégation des enseignements de l’Islam au second plan’’. De même, le 7ème Khalife de Bamba conviait les dignitaires religieux à donner davantage d’importance à l’agriculture et aux paysans, et à rénover les sites et localités qui ont été édifiés par leurs devanciers pour le culte et le travail.

“Les jeunes, œuvrez pour le bien et détournez-vous des jeux et amusements’’

Cheikh Maty Lèye conseillait aux jeunes en chômage dans les villes de retourner vers les champs et de se contenter de ce qu’ils ont et de n’attendre l’assistance de personne dans la réalisation de leurs projets. Dans le même sillage, il leur recommandait de se garder de solliciter l’aide de l’extérieur qui, renseignait-il, “même si elle résolvait votre problème, engendrait la perte de votre dignité, entachait votre honneur et ternissait votre religiosité’’. Puisque pour lui, “quiconque veut préserver son inté- grité et garder sa foi intacte, doit s’armer de trois choses importantes à savoir la liberté qui vous affranchit du joug et de l’emprise de qui que ce soit autre que Dieu, l’autonomie financière qui vous soustrait de la dépendance et enfin la possibilité de vivre dignement.
 
“Ce qui vous confère une forte personnalité et vous évitera de tomber dans la bassesse’’, arguait-il.
En sus, le khalife demandait aux disciples mourides d’aller à la quête de la science tout en étant courtois : “œuvrez pour le bien et détournez-vous des jeux et amusements. La science mène vers le bonheur et l’ignorance est source de désagréments’’.

C’est sous son magistère que les minarets de la Grande mosquée de Touba sont passés de 5 à 7. En fait, l’achèvement des grands travaux lui tenait à cœur. Le défunt khalife général des mourides l’avait fait savoir en 2013. Du coup, il voulait que tout le monde participe à la réalisation de ces travaux. C’est ainsi qu’il avait demandé à tous les disciples, jeunes et vieux, hommes et femmes, de donner chacun une contribution symbolique de 1140 F CFA destinés au projet. Toutefois, il souhaitait que l’argent donné soit gagné de façon légale. Il incitait les donateurs à travailler d’une manière licite et légale afin que chacun puisse préserver son honneur, sa dignité et sa religion.

“Cela nous permet d’avoir une autosuffisance, d’accomplir nos devoirs et nos responsabilités envers nos familles, notre religion et notre patrie’’, déclarait-il. Le marabout renchérissait : “Toutes les fois que vous voulez entreprendre quelque chose telle que la construction de cette mosquée, je vous conseille de compter sur vos propres moyens et y mettre toute votre énergie pour arriver à sa réalisation. Si le projet est au-delà des moyens dont vous disposez, évertuez-vous à le faire aboutir en cherchant inlassablement mais licitement et décemment les moyens de sa réalisation.’’

Enquête

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