Pourquoi Barrow s’est débarrassé de son ministre de l’Intérieur

CONFIDENTIEL
Samedi 11 Novembre 2017

Par Alain Ndiaye


Pourquoi Barrow s’est débarrassé de son ministre de l’Intérieur

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe, du côté de Banjul: la « défénestration » brutale par le Président Barrow de son ministre de l’intérieur Mai Ahmed Fatty. Jusque là proche parmi les proches du Président, Mai Fatty était un des hommes forts du nouveau régime. Pendant le bras de fer ayant opposé l’ancien Président Yaya Jammeh au président Barrow durant la crise post-électorale, Mai Fatty était devenu l’un des porte-parole les plus pugnaces contre l’ancien dictateur. Chef du GMC, un petit parti d’opposition  membre de la coalition victorieuse ayant conduit Adama Barrow au pouvoir, il avait été l’une des rares personnalités à l’accompagner durant son exil dakarois. Considéré comme une tête brûlée depuis sa jeunesse agitée, Mai Fatty, récompensé par  le stratégique strapontin de l’Intérieur à la chute de Jammeh, s’est très vite distingué par une ligne dure contre les tenants de l’ancien régime. On lui doit notamment l’arrestation des principaux chefs de la NIA, l’ancienne redoutable  service de renseignement du dictateur déchu. Alors que la Gambie est secouée depuis quelques mois par des coupures sauvages d’électricité, il avait aussi catégoriquement refusé d’autoriser la marche initiée par les organisateurs du mouvement  dénommé « OccupyWestfield ».  Barrow s’est il servi de ce prétexte pour  pouvoir afin se débarrasser d’un proche considéré par beaucoup comme un faucon ? Tout semble l’indiquer quand on connaît les véritables dessous de ce limogeage.

Un parfum de deal

Pour les fins connaisseurs de la scène politique gambienne, il y’a bien longtemps qu’il y avait de l’eau dans le gaz entre Adama Barrow et Mai Fatty. Plusieurs membres du cercle proche du chef de l’Etat gambien n’appréciaient pas les méthodes cavalières du désormais ex-ministre. Omniprésent, Mai Fatty avait fini par devenir encombrant et son activisme  débordant auprès du président gênait plus d’un. Pire, deux gros contrats signés récemment au ministère de l’Intérieur, dont l’un concernait des passeports biométriques , semblent être la goutte d’eau de trop qui a conduit à la chute du « faucon de Banjul ».

 

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