Pr Aminata Niang Diène, directrice de l’institut de la gouvernance territoriale

COUP DE COEUR
Lundi 18 Septembre 2017

Pr Aminata Niang Diène, directrice de l’institut de la gouvernance territoriale
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar s’inscrit dans une nouvelle vision qui promeut la professionnalisation des filières de formation. La création de l’Institut de la Gouvernance territoriale en 2016 témoigne de cette volonté de moderniser le système pédagogique et de donner une qualification à l’étudiant afin de lui transmettre un savoir-faire, des compétences professionnelles surtout dans le contexte de l’Acte 3 de la décentralisation. Celle qui en est la directrice, le Professeur Aminata Niang Diène, nous en touche un mot et met en exergue les opportunités de formation qu’il offre aux étudiants et aux acteurs territoriaux.
Pouvez-vous nous présenter l’Institut de la Gouvernance territoriale ?
L’Institut de la Gouvernance territoriale (Igt) a été créé en 2016 par l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour accompagner les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de l’Acte 3 de la décentralisation et des projets de développement territorial, en général. La formation est issue d’une collaboration entre trois Facultés (Lettres et sciences humaines, Sciences juridiques et politiques, Sciences économiques et de gestion) et l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Elle permet l’obtention d’une Licence professionnelle en gouvernance territoriale et en développement local. Le système pédagogique est conçu pour une formation plus opérationnelle permettant l’acquisition d’un véritable savoir-faire pour exercer les métiers de l’administration locale, de l’aménagement et du développement territorial. Le corps professoral est constitué des enseignants-chercheurs dans les sciences économiques, juridiques, humaines et sociales et par des professionnels qui représentent au moins 40% des intervenants. Les diplômés peuvent intégrer les institutions, les agences et structures d’appui au développement.
Les enjeux liés à l’Acte 3 de la décentralisation ont certainement contribué à la création de cet institut…
Bien sûr ! L’un des principaux enjeux à relever avec l’Acte 3 de la décentralisation est celui de la mise en place d’une fonction publique territoriale avec un personnel qualifié et compétent pour accompagner les élus dans leur mission de développement des territoires. L’Institut de la gouvernance territoriale s’inscrit dans cette vision. L’Institut compte contribuer au renforcement des compétences des acteurs territoriaux (notamment du personnel des collectivités locales) et leur apporter une assistance scientifique et technique dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets de développement.

 

Quelles sont les formations qui y sont dispensées et les modalités d’accès ?
L’Igt a pour ambition de répondre à la forte demande de compétences dans les domaines de l’aménagement du territoire, de la planification locale et plus particulièrement de l’administration et de la gestion des collectivités territoriales au Sénégal et dans les pays de la sous-région. Nous avons ouvert trois filières: administration et gestion des collectivités territoriales, aménagement et développement territorial ; animation territoriale et médiation sociale.
Nous avons trois types de formation (initiale, continue et à la carte). La formation initiale est ouverte aux bacheliers sénégalais et ressortissants étrangers titulaires d’un baccalauréat général (séries L, S et G). L’admission se fait après examen du dossier par la commission pédagogique dans la limite des places disponibles. 
Cette année, nous avons sélectionné 50 bacheliers, par ordre de mérite. Ils vont bénéficier d’une formation de trois ans qui va déboucher sur une Licence professionnelle leur permettant une insertion professionnelle immédiate. Ils peuvent également, s’ils le souhaitent, continuer des études supérieures (en Master et Doctorat). 
Nous allons lancer une formation continue accessible sur le principe de la validation des acquis de l’expérience. La formation est ouverte aux personnels des collectivités territoriales, des secteurs publics, parapublics et privés, des organisations non gouvernementales et du secteur associatif en fonction de leur expérience professionnelle. La formation à la carte est également destinée aux professionnels des institutions et structures publiques et privées intervenant dans la gouvernance locale et le développement territorial. Sa durée est fonction des besoins et des compétences ciblées.
Est-ce que les autorités territoriales ont été impliquées dans le processus de création de cet institut ?
Le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le Professeur Ibrahima Thioub, a particulièrement tenu à ce que l’Institut s’inscrive dans un partenariat effectif avec les collectivités locales et leurs organisations faîtières (Ads, Ams, Uael, Hcct), avec les institutions étatiques chargées de l’aménagement du territoire, de la décentralisation et de la gouvernance territoriale (Mgldat) et avec les agences de coopération. Ces partenaires ont été impliqués dès le début de la réflexion pour la mise en place à la fois des organes de gouvernance de l’Institut et l’élaboration de l’offre de formation. Cette coopération avec les collectivités, les pouvoirs publics, les agences de développement et les organisations non gouvernementales permet à l’Institut de s’intégrer dans un réseau de construction de savoirs et de compétences.
Propos recueillis par Alassane Aliou MBAYE

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