Saisi d'une contestation portant sur la vente d'une parcelle foncière à Ngaparou, le tribunal correctionnel de Dakar a prononcé la prescription de l'action publique, clôturant définitivement les poursuites pénales dans cette affaire.
Un différend financier et foncier datant de 2018
Au cœur du litige figurait une parcelle de plus de 7 000 m² située dans la commune littorale de Ngaparou. La genèse du dossier remonte à l'année 2018, période à laquelle la transaction initiale avait été conclue.
Devant les magistrats, Awa Baldé soutenait avoir conclu un accord d'un montant global dépassant 125 millions de FCFA, incluant le versement de liquidités et la livraison d'une villa clé en main.
Elle affirmait avoir accepté de faire figurer le montant de 50 millions de FCFA sur l'acte officiel à la demande de l'acheteur pour amoindrir les frais administratifs, avant de dénoncer n'avoir perçu qu'environ 37 millions de FCFA sans jamais recevoir la clef du bien immobilier promis.
De son côté, la défense d'Aziz Ndiaye contestait fermement ces accusations. L'homme d'affaires a toujours maintenu avoir acquis la parcelle dans les règles pour le montant strict de 50 millions de FCFA, conformément à l'acte de vente notarié, tout en rejetant les allégations relatives à des promesses de villa sous-jacentes.
La prescription retenue par la justice
Après un premier classement sans suite par le pôle judiciaire financier à la suite d'une enquête de la Division des investigations criminelles (DIC), la plaignante avait relancé la procédure par citation directe en décembre 2025.
Cependant, la défense avait soulevé la prescription des faits, rappelant le délai écoulé entre la transaction de 2018 et le dépôt de la plainte formelle en 2025.
En retenant la prescription de l'action publique ce 23 juillet 2026, le tribunal correctionnel de Dakar applique les dispositions légales sur la prescription des infractions, mettant ainsi un terme définitif à la procédure pénale engagée contre le promoteur.
