Pour Waly Diouf Bodiang, les départs enregistrés ces derniers jours, y compris au sein des structures de jeunesse, répondent à une logique historique propre à toutes les formations politiques engagées dans des ruptures profondes.
Refusant de céder à l'inquiétude, le cadre de PASTEF compare ces renoncements aux ajustements inévitables que traverse n'importe quel processus de transformation politique globale.
Il qualifie ces événements d'épisodes de « tamis révolutionnaire », estimant que chaque grande étape historique exige un filtrage entre la conviction militante sincère et la recherche d'opportunités de carrière.
Cap sur la présidentielle de 2029
Dans son analyse, Waly Diouf Bodiang insiste sur le fait que la véritable force d'un parti ne se mesure pas au nombre de cadres occupant des fonctions administratives, mais à la pureté de l'engagement de sa base.
Cet « écrémage » permettra, selon lui, d'assainir les rangs et de consolider le noyau dur du parti autour des textes et idéaux fondateurs.
Serein quant à la résilience de la structure portée par Ousmane Sonko, il assure que cette épreuve renforcera la cohésion interne et que seuls les militants les plus déterminés et désintéressés feront face aux prochaines échéances électorales, avec en ligne de mire l'échéance présidentielle de février 2029.

