Une initiative stratégique qui émane directement du cabinet présidentiel.
La réponse de l'exécutif après le revers d'Ousmane SonkoCette annonce intervient à peine quelques jours après une séquence politique majeure. Le 9 juillet dernier, le Conseil constitutionnel a invalidé la proposition de loi de révision constitutionnelle votée le 29 juin par l'Assemblée nationale, alors dominée par les députés du PASTEF d’Ousmane Sonko.
Pour rappel, ce texte censuré par les "sept sages" pour vices de procédure comprenait des dispositions phares telles que :L'obligation de déclaration transparente du patrimoine pour le chef de l'État.
L'interdiction stricte pour le président de la République de diriger une formation politique.Un rééquilibrage des pouvoirs visant à renforcer l'Assemblée nationale au détriment de l'exécutif.En saisissant lui-même la haute juridiction, le président Faye a réussi à stopper l'offensive parlementaire de son ancien Premier ministre.
Reprendre le contrôle du "Projet"
En choisissant de relancer immédiatement le chantier des réformes par la voie d'un projet de loi propre, le président Bassirou Diomaye Faye montre sa détermination à ne pas laisser s'enliser cette promesse de campagne.
Surtout, cette démarche lui permet de reprendre la main sur un terrain hautement symbolique : celui de la refonte des institutions et de la moralisation de la vie publique.
La question est désormais de savoir si cette nouvelle mouture, issue directement du palais présidentiel, saura trouver le consensus nécessaire pour être adoptée par une Assemblée nationale où les équilibres politiques restent particulièrement fragiles.
