Pour faire face à ces menaces, l'appareil diplomatique se veut proactif :
« Les services diplomatiques du Sénégal maintiennent un contact permanent avec les représentations consulaires et les autorités locales sud-africaines, afin de garantir la protection de nos compatriotes. »
La carte de la prudence pour éviter l'escalade
Alors que la vulnérabilité des migrants reste un sujet sensible, le patron de la diplomatie sénégalaise a insisté sur la nécessité de mener une action guidée par la retenue et la concertation. Pas question d'adopter des postures publiques susceptibles d'envenimer la situation ou de fragiliser les Sénégalais établis sur place.
Le mot d'ordre repose sur la vigilance constante et le maintien du dialogue bilatéral avec Pretoria. L'objectif premier reste la sécurité des personnes. Le ministre a expressément mis en garde contre toute démarche hâtive qui pourrait exposer davantage les ressortissants à des représailles ou à des violences sur le terrain.
“Notre approche est une approche de vigilance et de dialogue, en lien constant avec les autorités sud-africaines, pour éviter toute aggravation de la situation sur le terrain”
Un dispositif de veille et d'urgence opérationnel
Pour rassurer la communauté sénégalaise et les familles restées au pays, Cheikh Niang a affirmé que l'État ne se limitait pas à de simples déclarations d'intention. Un suivi quotidien et rigoureux est assuré par les services compétents de son département ministériel.
En cas de coup dur ou de dégradation brutale de l'environnement sécuritaire, les mécanismes d'urgence et les protocoles de réponse rapide de la diplomatie sénégalaise sont d'ores et déjà opérationnels et « prêts à être activés à tout moment ».
Le ministre a conclu en réaffirmant l'engagement indéfectible du Sénégal à faire respecter les dispositifs consulaires en vigueur et à protéger ses enfants, partout dans le monde.

