Un groupe dissident pointé du doigt
La direction du parti impute ces perturbations au groupe dissident dénommé « Dundal Ps ». Selon Aminata Mbengue Ndiaye, ce groupe, soutenu par des éléments extérieurs, a bloqué l'accès aux locaux et exercé des violences ayant provoqué des blessures et des cas d'intoxication parmi les participants.
Face à ces événements, le Parti socialiste a réagi avec une grande fermeté. La direction condamne fermement des actes de violence, de vandalisme et d’intimidation qu'elle juge incompatibles avec les valeurs de démocratie, de dialogue et de fraternité du parti, tout en exprimant sa solidarité envers les camarades qui ont été agressés ou menacés durant cette journée de tensions.
Malgré le blocage de la Maison du parti, la secrétaire générale a confirmé que la réunion a finalement pu se tenir dans un lieu délocalisé. À cette occasion, la direction a chaleureusement salué la détermination de ses militants et a réaffirmé son attachement indéfectible à la discipline interne ainsi qu'à l'unité de la formation politique.
Menaces de sanctions
La direction du PS ne compte pas laisser ces actes impunis et a annoncé l'engagement immédiat de procédures à deux niveaux distincts. Les auteurs et complices de ces perturbations devront en effet répondre de leurs actes à la fois devant les instances disciplinaires internes du parti et devant les juridictions compétentes de l'État.
Ces vives tensions ravivent inévitablement le spectre des fractures de 2017 et certains responsables actuels pourraient faire face à des sanctions d'exclusion similaires à celles qui avaient frappé Khalifa Sall et ses proches à l'époque.
Les membres de «Dundal PS», une initiative de membres du parti de Senghor censée le relancer, risquent-ils de subir le même sort que Khalifa Sall et compagnie, exclus en 2017 pour avoir animé une dissidence et perturbé, selon l’accusation, une rencontre des Verts ?
«Le Parti socialiste entamera sans délai les initiatives idoines afin que les auteurs et complices répondent de leurs actes devant les instances disciplinaires du Parti et les juridictions compétentes».
C'est ce qu'indiaue une note envoyée aux secrétaires généraux, présidents de coordination, mouvement intégré et affilié, ainsi qu’aux autres structures du parti. Elle est consécutive aux violences qui ont perturbé l’Assemblée générale du PS du 13 juin, initialement prévue à la Maison du Parti.
«Malheureusement, cette rencontre a été empêchée par les agissements d’un groupe dissident dénommé ‘Dundal PS’ qui, avec l’appui d’éléments extérieurs, a bloqué l’accès aux lieux et exercé des violences ayant causé plusieurs blessés et victimes d’intoxication», souligne Aminata Mbengue Ndiaye.
