Confrontant les discours officiels à la réalité des faits, le chroniqueur dénonce une stratégie de contournement qui fragilise la cohésion nationale.
Un discours sur la politique jugé « incroyable » et déconnecté du réel
Pour Abdoulaye Cissé, la dernière sortie du chef du gouvernement sur son absence supposée du champ politique durant ces deux dernières années relève d'une contradiction majeure.
Le journaliste relève ce qu'il qualifie de reniement flagrant :
« Avec Ousmane Sonko, le reniement est encore pire. Il nous dit qu'en deux ans "je n'avais pas le temps de la politique". Donc il sait pertinemment qu’exercer des responsabilités et faire de la politique n'est pas recommandable. Je me demande à qui il pense s'adresser en disant cela. C'est incroyable d'essayer de jouer aux plus malins avec le peuple. »
Poursuivant son analyse, le chroniqueur de la TFM rappelle l'omniprésence médiatique et militante du leader des Patriotes, qui contredit totalement cette posture de neutralité technique :
« En deux ans, il n'a fait que de la politique entre les lives, les meetings, les Conseils nationaux, le tera meeting, le giga meeting. C'est grave de tenir de tels propos tout en sachant que ce n'est pas bien et que ces actes ne servent que ses intérêts. »
Le prétexte de Mbacké et le risque de recul pour le pays
Abdoulaye Cissé estime que le Premier ministre utilise désormais des prétexte d’inauguration de siege de Pastef à des fins partisanes, notamment lors de son récent déplacement dans le Baol.
« Ousmane Sonko et ses déclarations, on note souvent de grands écarts. Ses propos se contredisent souvent. Faire feu de tout bois à Mbacké sous le prétexte d'inaugurer pour lancer des messages et instaurer un agenda politique de campagne électorale et de dénigrement. Le pays risque de reculer avec ces campagnes de dénigrement en raison de divergences politiques et idéologiques. »

