Selon des informations rapportées par plusieurs médias, la juridiction d’appel a validé la décision du juge d’instruction, ce qui, en pratique, signifie que Soya Diagne peut recouvrer la liberté dans les prochains jours, à condition qu’aucune voie de recours suspensive ne soit engagée par le parquet général.
Dans l’entourage de la défense, l’enjeu immédiat est désormais clair : éviter un pourvoi en cassation qui prolongerait la détention, le temps que la haute juridiction se prononce.
Retour sur une procédure très médiatisée
L’affaire remonte à Octobre 2025. Soya Diagne a été entendu par la Sûreté urbaine (SU) dans une procédure portant notamment sur diffusion de fausses nouvelles et discours contraires aux bonnes mœurs, avant d’être présenté au parquet puis orienté vers une information judiciaire.D’après les éléments publiés, le dossier a été transmis au juge du premier cabinet pour l’ouverture d’une information judiciaire, avec un élargissement du périmètre à d’autres personnes, dont un acteur connu des réseaux sociaux sous le pseudonyme “Akhénaton”.
Un contenu en ligne au cœur du dossier
Selon la presse, la procédure est partie d’une publication sur les réseaux sociaux (et de relais/partages), contenant des accusations graves mettant en cause une haute personnalité d’une institution nationale, dans un contexte jugé attentatoire à la réputation des institutions. Sans entrer dans des détails sensibles, les autorités ont estimé que ces allégations relevaient de faits susceptibles de poursuites au titre des infractions visées.C’est sur cette base que le parquet s’est autosaisi et a articulé des poursuites visant, selon les articles, la diffusion de fausses nouvelles, des propos contraires aux bonnes mœurs et des faits de nature à porter atteinte à la crédibilité des institutions.
Le volet “Akhénaton” : mandat et hypothèse d’un dispositif international
Sur le second axe du dossier, plusieurs médias ont évoqué la possibilité — à l’initiative du parquet — de requérir un mandat d’arrêt et, selon certaines publications, un mandat d’arrêt international contre “Akhénaton”, présenté comme étant hors du territoire national.
Ces éléments restent au cœur des débats publics, à la croisée du judiciaire et de la question de la responsabilité des acteurs numériques.
Ce que change la confirmation de la liberté provisoire
La confirmation par la Chambre d’accusation marque un tournant : elle valide, à ce stade, l’option d’un contrôle judiciaire plutôt que la détention, tout en laissant l’instruction suivre son cours. Concrètement, Soya Diagne devrait pouvoir sortir, sous réserve des modalités fixées par la justice et de l’absence de recours du parquet général.Certains organes de presse ont également fait état d’une liberté provisoire pouvant être assortie de mesures de contrôle (dont, selon une source, la surveillance électronique), un point qui dépend des décisions et conditions fixées par les autorités judiciaires compétentes.
Au-delà du cas individuel, l’affaire Soya Diagne relance un débat récurrent au Sénégal : où placer le curseur entre liberté d’expression, responsabilité des plateformes et des relais, protection de la réputation des personnes, et préservation de la confiance dans les institutions. Plusieurs articles rappellent d’ailleurs que l’instruction se poursuit, ce qui signifie que la décision sur la liberté provisoire ne préjuge pas de l’issue au fond.
Les regards se tournent désormais vers le parquet général : en l’absence de pourvoi, la libération effective devrait intervenir rapidement. À l’inverse, si un recours en cassation est introduit, le calendrier dépendra des délais et de la procédure devant la juridiction suprême.

