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Ousmane Sonko et le défi industriel : « Le Sénégal doit enfin changer de paradigme »

ECONOMIE
Jeudi 12 Mars 2026

Face aux acteurs du secteur privé réunis ce jeudi à Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko a livré un diagnostic sans appel sur les décennies post-indépendance.

Pour le chef du gouvernement, le Sénégal a longtemps fait fausse route en négligeant l’industrie, une erreur stratégique qu’il entend désormais corriger en plaçant la transformation locale au cœur de la nouvelle vision de l’État.

Le constat dressé par Ousmane Sonko est celui d'un rendez-vous manqué avec l'histoire économique. Devant un parterre d'opérateurs économiques et en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, le Premier ministre a martelé que le Sénégal s’est, depuis son indépendance, « trompé de priorités ».

Cette méprise originelle expliquerait, selon lui, la faiblesse structurelle du tissu industriel national.

« Le résultat est là : nous n’avons quasiment pas d’industrie », a-t-il déploré, pointant du doigt des décennies de dépenses publiques colossales, alimentées par la fiscalité et des investissements massifs, qui n’ont jamais réussi à engendrer une véritable dynamique de transformation locale.

Pour le chef du gouvernement, il est temps de briser cette inertie et d'« inverser la situation actuelle ». S’appuyant sur les trajectoires de développement observées en Asie, en Europe et ailleurs, Ousmane Sonko a rappelé une vérité qu’il juge universelle : aucun pays ne peut prétendre au développement sans asseoir sa puissance sur une base industrielle solide.


Ousmane Sonko : ‘’Nous n’avons quasiment pas d’industrie’’

« La vérité est unique », a-t-il affirmé, soulignant que cette voie constitue ce « modèle que l’Afrique n’a pas encore essayé » avec la détermination nécessaire.

Ce discours, Ousmane Sonko le porte sans varier depuis son entrée en politique il y a dix ans, mais il lui donne aujourd'hui une dimension d'action publique.

En lançant officiellement les activités de mobilisation du secteur privé autour des agropoles et des nouveaux sites industriels, le Premier ministre entend transformer cette conviction en pilier de la stratégie nationale.

L'industrie n'est plus, dans cette « nouvelle vision », un secteur parmi d'autres, mais le socle même sur lequel l'État compte bâtir la prospérité des générations futures.

En somme, ce rendez-vous marquait une volonté claire : celle de clore un chapitre où l’économie nationale subissait davantage qu’elle ne produisait, pour en ouvrir un où l’industrie devient le moteur incontesté du développement sénégalais.

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