« Le maire le plus mal élu de l'histoire »
Dès les premières lignes, le ton est donné. Aldiouma Sow ne prend pas de gants et attaque directement la légitimité politique d'Abass Fall au sein des instances locales.
« S’il y a vraiment quelqu’un qui doit se taire et raser les murs, c’est Abass Fall car il détient la palme du maire le plus mal élu de l’histoire politique du Sénégal ».
Cette accusation remet publiquement en question l'assise électorale et la popularité du responsable dakarois, une critique particulièrement lourde de sens au sein d’une formation politique qui a toujours revendiqué une forte légitimité populaire.
Les secrets des coulisses du « Petit Palais »
Au-delà de la légitimité électorale, le communiqué lève le voile sur des dissensions profondes et des querelles de couloirs qui auraient eu lieu au sein des instances municipales.
Aldiouma Sow évoque nommément la salle de réunion du Petit Palais à Dakar, autrefois transformée selon lui en « permanence politique » malgré le refus des cadres du parti.
L'auteur accuse directement Abass Fall d'y avoir orchestré des « manœuvres politiciennes et machiavéliques » pour s'imposer à la Ville de Dakar. Des révélations fracassantes qui, selon M. Sow, sonneront bientôt « la fin de sa courte carrière politique ».
Gestion locale et protection du Chef de l'État
Le volet managérial de l'édile n'est pas épargné. Qualifié ironiquement de « Sa Malicounda », Abass Fall est accusé de faire le tour des plateaux de télévision pour masquer ses lacunes. Le Secrétaire Général Adjoint dénonce ainsi une « inconséquence politique » et une « incompétence managériale à être l’édile de la ville, chef-lieu de notre capitale nationale ».
Mais le point culminant de cette attaque réside dans la volonté manifeste de protéger l'image du président de la République. En conclusion, Aldiouma Sow lance un avertissement solennel :
« Évidemment son cirque politicien a trop duré et le Chef de l’État ne sera pas son bouc-émissaire ! »
Vers une crise ouverte à Dakar ?
Cette sortie publique, d’une virulence inédite entre responsables du même camp, démontre que la bataille pour le contrôle politique de la capitale reste un sujet ultra-sensible. En s'attaquant si frontalement à Abass Fall, Aldiouma Sow expose les fractures d'un parti confronté aux réalités et aux ambitions de la gestion du pouvoir.
Reste à savoir si cette charge isolée annonce une restructuration interne majeure à Dakar ou si la direction du parti tentera d'éteindre l'incendie pour préserver l'unité des « Patriotes ». Une chose est sûre : les prochains jours s'annoncent agités dans les rangs du PASTEF.
