Barka Bâ : «Le désastre économique et la corruption ont facilité le renversement de Dawda Jawara en juillet 1994»

POLITIQUE
Jeudi 29 Août 2019

Premier président de la Gambie indépendante, Dawda Jawara a rendu l’âme ce lundi 26 août à l’âge de 95 ans à Fajara, à Banjul. Son passage à la tête de cette jeune nation n'aura pas été de tout repos. En témoignent des événements majeurs auxquels il a eu à faire face avec ou sans le soutien de son voisin sénégalais. Déjà en 1980, il est parvenu, avec l'appui de Senghor, à tuer dans l’œuf une mutinerie avant qu'Abdou Diouf ne l'aide à se maintenir au pouvoir après la tentative de coup d'Etat de Kukoy Samba Sanyang. Un secours qui ne sera pas de mise en 1994 quand un jeune lieutenant, Yahya Jammeh profite de son séjour en Angleterre pour le déposer.
Pour revenir amplement sur tous ces épisodes et de ce qu'il faut retenir des 24 ans de pouvoir de Dawda Jawara, Dakaractu a donné la parole au journaliste Barka Bâ. Entretien !


Barka Bâ : «Le désastre économique et la corruption ont facilité le renversement de Dawda Jawara en juillet 1994»
Dakaractu: L'ancien président de la République gambienne, Dawda Jawara a rendu l’âme à l’âge de 95 ans. Que peut-on retenir de son magistère ? 

Barka Bâ : Comme tout héritage, il y a un droit d’inventaire à faire. Pour ce qui concerne le magistère de Dawda Jawara à la tête de la Gambie, il faut lui reconnaître son statut de « père de la nation gambienne » qui a su conduire ce pays à l’indépendance, en maintenant une étroite collaboration avec la puissance colonisatrice, le Royaume uni. Mais à mon avis, son grand mérite, c’est dès le départ, dans la construction de la nation gambienne, d’avoir su éviter le piège du tribalisme et les démons de la division ethnique, qui ont été fatals pour la stabilité de bien des pays africains après l’indépendance. Surtout quand on voit comment son successeur a été tenté lui, d’instrumentaliser parfois les appartenances communautaires pour se maintenir au pouvoir, ce n’est pas rien. Maintenant comme tout bilan, son magistère recèle un revers de la médaille. À force de durer au pouvoir (24 ans), il avait fini par laisser la Gambie dans un état désastreux sur le plan économique et la corruption avait fini par s’y installer. C’est en partie ce qui a facilité le putsch de Jammeh en juillet 1994, qui avait été largement approuvé par une majorité de Gambiens, au début. 
  
En tant que président de la Gambie, quelles étaient ses relations avec le Sénégal ? 
  
Les relations avec Dawda Jawara ont toujours été complexes. Je pense qu’il a toujours su manœuvrer intelligemment face à un voisin puissant pour toujours voir le meilleur parti qu’il pouvait tirer d’un voisinage complexe du fait de la géographie et de l’histoire entre deux peuples que tout liait. Ainsi, à chaque fois que son régime a été menacé il n’a pas hésité à demander la protection du Sénégal. Ce qui s’est traduit par les fameuses interventions militaires du Sénégal. Pour l’opération « Fodé Kaba I», intervenue en 1980, il s’agissait pour le Président Senghor d’aider Jawara à maintenir l’ordre après une mutinerie qui avait failli dégénérer. Mais c’est surtout l’Opération Fodé Kaba II en 1981, déclenchée par Abdou Diouf qui venait d’arriver au pouvoir, qui va durablement marquer les esprits. Il s’agissait d’une intervention assez risquée et complexe, même pour un petit pays comme la Gambie, car Kukoy Samba Sanyang avait presque fini de prendre le pouvoir, en profitant d’un voyage à Londres de Jawara. Les soldats sénégalais conduits par le colonel Abel Ngom ont fait preuve de beaucoup d’héroïsme pour rétablir Jawara dans ses fonctions. Il avait même fallu une opération commando pour libérer l’épouse de Jawara et ses enfants pris en otage par les hommes de Sanyang. Psychologiquement et politiquement, c’est donc un Dawda Jawara très diminué qui accepte le projet de Confédération que lui soumet le président Diouf qui entre en vigueur le 1er février 1982. Au-delà de l’intégration économique et politique entre les deux pays, Jawara a d’abord vu cette confédération comme un atout inespéré pour assurer sa sécurité avec la présence rassurante des troupes sénégalaises sur le sol gambien. Ainsi, lorsqu’il a commencé à faire de la surenchère sur la Confédération, le Président Diouf a eu le sentiment qu’il lui avait planté un poignard dans le dos et a mis fin malheureusement à cette expérience fort intéressante et en avance sur l’époque. Il faut se rappeler le contexte de l’époque : l’année 1989 était une « annus horribilis »pour le Sénégal qui faisait face à trois fronts : un front intérieur avec la recrudescence du conflit casamançais, une tension extrême avec la Mauritanie et des velléités de la Guinée Bissau de nous disputer le gisement pétrolier « Dôme flore ». Les foucades de Dawda Jawara ont été perçues, donc par Dakar, comme une trahison, raison pour laquelle Diouf n’a pas cette fois-ci levé le plus petit doigt pour le sauver quand Yahya Jammeh a fait son putsch en 1994 pour le renverser.
  
Déposé par Yahya Jammeh en 1994, comment a-t-il pu s’en sortir indemne ? 
  
Je pense que les putschistes conduits par Jammeh étaient très soucieux de faire un coup d’État sans effusion de sang et c’est cela surtout qui a sauvé la vie de Jawara qui avait pu quitter Banjul à bord d’un navire de guerre américain. Les hommes de Jammeh avaient une peur bleue d’une nouvelle intervention militaire sénégalaise et d’ailleurs l’un des premiers gestes de la junte à peine installée au pouvoir avait été de dépêcher une délégation, conduite à l’époque par le capitaine Sadibu Hydara, pour venir expliquer au président Diouf les raisons de leur coup de force. Il fallait aussi à ces jeunes officiers qui ont presque ramassé un pouvoir sclérosé, donner des gages à la communauté internationale en ne se montrant pas trop expéditifs. C’est donc bien après ces péripéties que Jammeh est devenu le dictateur sanguinaire que l’on sait. 
  
Qu’est ce qui explique son retour en Gambie en 2002 ? Jammeh lui-même a-t-il imposé des conditions ? 
  
Je pense que son retour en 2002 obéissait à des considérations de politique intérieure de la part de Jammeh. Jawara ne constituait plus une menace sérieuse pour lui d’autant plus que le parti de ce dernier était devenu marginal sur l’échiquier politique. En outre, Jammeh, par ce geste d’apaisement avait une volonté de polir son image auprès des Gambiens pour apparaître comme un rassembleur en se réconciliant avec le père de la nation gambienne. 

Dakaractu
 


1.Posté par dossou dahvaudou le 01/09/2019 17:48
RETOUR D'AFFECTION TRES RAPIDE DU MAITRE MARABOUT DOSSOU
vous etes séparé depuis des mois et votre amour ne vous contacte plus
il a coupé tout contact avec vous, il dit qu'il ne vous aime plus
vous etes désespéré alors qu vous l'aimez encore et plus que tout
c'est possible de le récupérer par de la magie hindou
c'est très simple et rapide
* Retour de l' être aimé
* Rapprochement affectif
* Magie rouge, Magie blanche, Magie noire pour l'amour
NB: Mes visions me permettent d'etre tres precis dans mes predictions
CONTACT MAITRE DOSSOU
E-mail personnel : dahvaudounon@live.fr
Tel / whatsapp : +229 68 60 11 72
Site web: https://www.medium-voyant-retour-affectif.com/

2.Posté par dossou dahvaudou le 01/09/2019 17:51
Grand spécialiste du retour affectif rapide de l'être aimé

Mes services
Grand maître des sorciers vaudou voyant medium et guérisseur africain est spécialiste des problème affectif 36 ans d'expérience

aux dons de père en fils depuis plusieurs génération .
Le grand maître des sorciers vaudou intervient dans les domaines suivants :
Retour d'affection
crise conjugal
problème familiale
desenvoutement
protection contre tout mauvais sort ou dangers
union rapide
attirance des femme ou des hommes
attirance de clientèle pour les vendeurs et les entreprises
Devenir riche en quelque jour
fidélité absolue entre époux
impuissance sexuelle
chance aux jeux
problème de voisinage
amour perdu
angoisse
abandon de tabac et d'alcool
. Rituels pour tomber enceinte rapidement

CONTACT MAITRE DOSSOU
E-mail personnel : dahvaudounon@live.fr
Tel / whatsapp : +229 68 60 11 72
Site web: https://www.medium-voyant-retour-affectif.com/

3.Posté par dossou dahvaudou le 01/09/2019 17:54
RETOUR AFFECTIF RAPIDE DE L'ÊTRE AIME
Les blessures d'amour font très mal si bien qu'on arrive pas souvent à oublier. Alors en amour, il vaut mieux prévenir que guérir.

mais comme le malheur ne prévient pas,voici quelques solutions du puissant Maitre Marabout DOSSOU pour vous aider à retrouver

votre sourire en cas de problèmes d'amour,retour d'affection,attirance et autres...
les rituels d'amour et de retour d'affection du maitre marabout DOSSOU
* Retour de l' être aimé
* Rapprochement affectif
* Magie rouge, Magie blanche, Magie noire pour l'amour
* Jeter un sort pour le retour de l'amour perdu
* Médium Marabout, rencontrer l'amour
* Mage spécialiste de l'amour
* Envoutement, desenvoutement d'amour
* Retour d'affection rapide et sans délais
* Rituel pour faire regretter quelqu'un suite à un acte posé ou dispute
NB: les rituels d'amour et de retour d'affection du maître marabout DOSSOU peuvent être fait à distance ou par déplacement

CONTACT MAITRE DOSSOU
E-mail personnel : dahvaudounon@live.fr
Tel ou whatsapp : +229 68 60 11 72
Site web: https://www.medium-voyant-retour-affectif.com/

Nouveau commentaire :

POLITIQUE | ECONOMIE | SOCIETE | CULTURE | SPORT | INTERNATIONAL | PEOPLE | TV & RADIO | TRIBUNE LIBRE | CONFIDENTIEL | COUP DE COEUR | COUP DE GUEULE | PORTRAIT | LETTRE DU JOUR | VU SUR FACEBOOK | FAITS DIVERS | INSOLITE | ILS ONT OSE LE DIRE | MEDIAS | EDITORIAL | COMMUNIQUE | NECROLOGIE | PUBLIREPORTAGE | NTIC | SANTE | JUSTICE | DIPLOMATIE | DIPLOMATIE | GUEST EDITORIALISTE | ENVIRONNEMENT | INSTITUTIONS | RELIGION | EDUCATION | AGRICULTURE | Antivirus, la chronique d'Abdoulaye Der | COVID-19