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LD Debout : «Le Sénégal n’est pas un titre foncier de Macky Sall»

POLITIQUE
Lundi 22 Avril 2019

«Après toutes les dérives monumentales et les manquements graves décriés sur le processus électoral, à peine sorti d’une réélection problématique sans gloire, le Président Macky Sall, plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes du pays (institutions inefficaces, inutiles et budgétivores, extrême pauvreté, chômage massif des jeunes, économie au service des étrangers, accès aux services sociaux de base, contentieux social avec pratiquement tous les syndicats de travailleurs), a repris  du service, hélas mais dans ce qu’il sait faire : de la politique, rien que de la politique politicienne.


Une Nation ne vit pas que de politique ! Toujours fidèle à ses limites objectives qui l’empêchent de prendre la hauteur qu’exige la stature de chef d’Etat d’une République démocratique et pathologiquement aveuglé par un désir excessif de pouvoir sans limites, le voilà qui  vient d’engager, à la surprise générale, et à titre personnel, pour tout un peuple, une révision constitutionnelle, sans débat, ni concertations à aucun niveau, pour, à sa seule guise, modifier unilatéralement le régime politique en vigueur et ainsi imposer une nouvelle gouvernance solitaire et personnalisée. Exactement, tel un despote dans une sombre dictature : la majorité partisane obéira, les alliés, même humiliés, le remercieront et applaudiront ; quant aux contempteurs, ils ont perdu toute capacité de réaction ! 


Suivant, en effet, un cheminement stratégique pleinement assumé, après avoir cassé et neutralisé toutes les forces progressistes, démocratiques et citoyennes du pays, cette dernière initiative lui permettra, sans nul doute, de disposer désormais de tous les leviers de pouvoir de l’Etat et de la Nation, entre ses mains, lui tout seul. La réforme ainsi engagée viendra consolider et parachever l’installation d’une dictature, certaine au Sénégal.

Sous ce rapport, son appel au dialogue, ressassé depuis un certain temps à l’occasion de chaque sortie publique, n’est  ni plus, ni moins qu’une pure duperie. D’ailleurs, tous les observateurs avertis et sérieux peuvent le constater : lorsqu’il s’agit de questions essentielles telles que le gaz et le pétrole ou l’implication outrancière de la famille dans la gestion de l’Etat, soit il décide en solitaire, soit il occulte le débat.


La dernière réforme, en date, en est une parfaite illustration. Un appel au dialogue comme pour dire aux sénégalais : «attendez, je vais modifier la Constitution, changer la nature du régime politique pour pouvoir gouverner tout seul ; et après, «vous viendrez, on va dialoguer» ! Mais dialoguer sur quoi ? Du report déjà programmé des élections locales ? Quelle conception de la gouvernance démocratique ?

Pire, dans la plupart du temps, lorsqu’il s’engage, c’est pour se dédire, dès que possible ou alors dès que des intérêts stratégiques sont en jeu ; au point qu’il est devenu légitime de s’interroger sur la valeur morale de ses engagements pris et de sa parole donnée ?


Il en est de même de l’appel tonitruant à la responsabilité, au civisme et à la citoyenneté, à la salubrité  publique et au désencombrement de la voie publique, adressé aux Sénégalais et plus particulièrement aux jeunes. De nouvelles valeurs découvertes et vivement attendues des sénégalais ? Il s’agit là d’excellentes trouvailles qui méritent des félicitations. Toutefois, il convient de rappeler à ce nouveau pédagogue des temps modernes qu’à ce jour, il est le seul tristement célèbre responsable politique à avoir désobligé les membres d’un bureau de vote pour accomplir  un devoir dit «citoyen» par la force des muscles de ses gardes de corps alors qu’il n’avait pas les documents requis pour accomplir cet acte !


Ironie du sort, au même moment, le camarade Amath Dansokho, qui était dans la même situation à Kédougou, a préféré sagement, en homme politique responsable, rebrousser chemin pour revenir à Dakar, sans voter. Si certains ont dû oublier cette grave forfaiture, pourtant si fraiche encore dans les mémoires, les comptes – rendus de presse sont toujours disponibles pour le rappeler. Voilà une forfaiture qui montre et démontre, avec force et éloquence, qu’en matière de bonne conduite conforme à la responsabilité du citoyen vertueux, aucun sénégalais, ni aucun jeune de ce pays n’est jamais descendu aussi bas ! Trop bas !!!


Bien évidemment, un tel comportement n’est pas républicain ; et dans d’autres contextes, la suite de l’histoire aurait été autre. Mais surtout, le rappel de cette grave entorse à la bonne conduite simplement attendue du citoyen en République en dit long, si besoin en était, sur tout ce qui se passe au  Sénégal, depuis 2012 et qui perdure encore malheureusement. Il n’est donc véritablement point de surprise ; seules nouveautés : un enterrement douloureux en première classe, certes progressif mais résolu, des souteneurs de la galaxie Bennoo Bokk Yaakaar, une suprême humiliation des transhumants et un sacrifice fratricide des fidèles compagnons de la première heure, tous à l’autel du pouvoir absolu !


Au demeurant, il faut rester debout ! La fonction de président de la République ne confère à quiconque un titre foncier sur le pays et le Sénégal n’appartient à personne en particulier. L’histoire nous enseigne en effet que chaque peuple a son propre agenda et quand il décide de le dérouler, rien ni personne ne peut l’arrêter ! Inéluctablement, il parvient à recouvrer sa légitimité et sa souveraineté, à l’instar aujourd’hui des Algériens et des Soudanais, avant eux les Burkinabè, pour ne citer que ces exemples. Mais cela requiert de l’engament dans le militantisme et du patriotisme dans l’action politique et citoyenne, notamment des élites, de la jeunesse et des forces progressistes.  


A cet égard, et en considération de tout ce qui précède, LD – Debout appelle à la mobilisation générale et milite pour un sursaut national des progressistes et des patriotes, éparpillés dans plusieurs organisations, devenues sans envergure, ni épaisseur, atomisées qu’elles sont, par l’action de neutralisation des forces politiques et citoyennes, entreprises par le régime actuel, pour un seul et unique objectif : construire des blocs politiques forts capables de porter, dans l’unité d’action, le combat pour faire face à une dictature certaine qui ne se fixe plus aucune limite : ni légale, ni morale, ni éthique.


Cette œuvre de salut dont le Sénégal a urgemment besoin requiert de la part des acteurs politiques beaucoup d’humilité et de générosité, de la grandeur et de l’ouverture d’esprit, du don de soi et de l’oubli de soi : pour la nation et la patrie ; pour la démocratie et la justice sociale ; pour la République et l’Etat de droit.  


Dans cette perspective, LD – Debout lance d’ores et déjà un appel solennel à tous les camarades qui partagent encore les idéaux, les valeurs et les principes qui ont toujours réunis les militants de la LD/MPT, qui se sont trompés de bonne foi, ou qui ont été abusés et égarés par certains éléments de la direction, qui n’ont pas su mesurer toute la  responsabilité de leurs actes  et des conséquences qu’ils pouvaient engendrer, en décidant, contre vents et marées, de saborder le parti pour des intérêts personnels.

Il s’agit en définitive, en héritiers légitimes d’une longue tradition de lutte, de poursuivre ensemble l’œuvre des pères fondateurs, courageusement entreprise et fièrement portée  depuis des décennies, au prix de lourds sacrifices, dans la fidélité, l’honneur et la dignité.


Enfin, LD – Debout adresse le même appel pressant à tous les militants progressistes qui ont subi le même sort dans leurs organisations respectives pour les mêmes raisons, et plus généralement, aux patriotes, notamment aux acteurs des Assises nationales, pour bâtir  ensemble, dans un élan nouveau et solidaire, une véritable force politique crédible, adossée aux masses populaires et aux travailleurs, au tour notamment des conclusions des Assises Nationales, qui restent à ce jour la plus grande commande citoyenne au Sénégal, comme alternative au libéralisme et aux nouvelles formes d’entreprenariat politique «émergentes» des prédateurs des ressources du pays ». 
 


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