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Ousmane Sonko s'incline devant les Sages et réaffirme le rôle de l'Assemblée nationale

POLITIQUE
Vendredi 10 Juillet 2026

Au lendemain de la censure de la loi de révision constitutionnelle par le Conseil constitutionnel, l'ambiance politique sénégalaise est passée de la confrontation à la clarification institutionnelle.




Face au rejet de la proposition de loi portée par sa majorité, le président de l'Assemblée nationale et leader du PASTEF, Ousmane Sonko, a choisi d'adopter une posture de légalisme républicain pour désamorcer les risques de crise ouverte.


Dans un communiqué officiel, l'homme fort du Parlement a acté le verdict des Sages sans cacher les discussions que les motivations de la décision pouvaient susciter, affirmant avec solennité que cette décision s’impose à tous.  
 

Ce positionnement d'Ousmane Sonko vise à sanctuariser la régularité du jeu démocratique et à préserver l'image des institutions. En rappelant qu'aucune crise ne peut survenir lorsque chaque pouvoir joue pleinement son rôle dans son périmètre d'action, le président de l'Hémicycle cherche à démontrer que l'Assemblée nationale reste un pilier stable et responsable de l'État, capable de se soumettre aux règles du droit constitutionnel.



Il a profité de cette tribune pour assurer au peuple sénégalais que l'institution parlementaire poursuivra sans faiblir sa mission de représentation, de vote et de rejet des textes législatifs, afin d'honorer les engagements contractés auprès des citoyens.

 

Pendant que l'Assemblée nationale digère ce revers et réorganise sa stratégie, le camp présidentiel savoure son avantage tactique. La coalition « Diomaye Président » a immédiatement publié un communiqué pour féliciter la décision de justice et encourager le chef de l'État, Bassirou Diomaye Faye, à poursuivre sereinement les consultations sur les réformes structurelles en cours.



L'objectif affiché par le Palais reste la consolidation démocratique, mais avec la certitude renforcée que le pouvoir exécutif conserve la maîtrise du tempo politique. Le choc des ambitions entre le Palais et l'Hémicycle ne s'éteint pas, mais il se plie désormais au cadre strict imposé par les magistrats de la Nation.


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